En témoignage de solidarité et de complicité envers les citoyens de Mont-Saint-Hilaire, la municipalité de Pittsburgh, dans l'État américain de Pennsylvanie, déclare le 6 décembre prochain « Jour de Mont-Saint-Hilaire ».
Cette proclamation, issue d'une initiative citoyenne, a été divulguée aux Hilairemontais lors de la dernière séance publique du conseil, le 7 novembre. Une proximité entre ces villes québécoise et américaine a en effet pris racine avec la lutte que mènent de part et d'autres des regroupements de citoyens opposés à l'exploitation du gaz de schiste.
Par leurs convergences de préoccupations et d'opinions, ces comités de citoyens ont ainsi établi des rapprochements entre les deux villes, soulignant notamment la qualité de vie qui y prévaut. Il a aussi été mentionné que les élus de Pittsburgh et de Mont-Saint-Hilaire veulent « préserver et à améliorer un environnement sain dans lequel des individus peuvent vivre et s'épanouir ».
Solidaires dans la lutte aux gaz de schiste
« Les méthodes d'extraction du gaz naturel sont devenues plus complexes, risquées et invasives pour la population et l'environnement. Le processus industriel actuel d'extraction des gaz de schiste a un impact négatif important sur l'environnement et la santé des citoyens, et son développement ne connaît aucune frontière », a-t-on ajouté.
Les deux Villes sont donc déterminées à reconnaître et à identifier les risques associés à l'exploration et à l'exploitation des gaz de schiste. Les échanges sur la question remontent à bien avant la récente visite d'un groupe de citoyens en Pennsylvanie.
Une solidarité qui se traduit donc par une reconnaissance officielle de la part du conseil municipal de la Ville de Pittsburgh, qui souligne que le mercredi 6 décembre sera déclaré « Jour de Mont-Saint-Hilaire » dans cette municipalité de Pennsylvanie, reconnaissant et honorant ainsi le travail des citoyens de Mont-Saint-Hilaire.
Si l'idée a paru un brin loufoque pour certains résidants présents dans la salle du conseil, le maire de Mont-Saint-Hilaire, Michel Gilbert, a rappelé que la Ville de Pittsburgh détient des moyens juridiques pour intervenir sur son territoire dans ce dossier, alors qu'aucune Ville au Québec ne détient ce pouvoir. « Le BAPE (Bureau d'audiences publiques sur l'environnement) recommande que les villes aient certains pouvoirs. Alors le fait d'avoir cette complicité avec la Ville de Pittsburgh qui a des pouvoirs, c'est un symbole et c'est un message. »
Une communication symbolique de vive voix se fera entre les deux municipalités le 6 décembre.
