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Bertrand St-Arnaud réélu dans Chambly

Bertrand St-Arnaud a obtenu un deuxième mandat des électeurs de Chambly.
Photo: Claudy Laplante St-JeanBertrand St-Arnaud a obtenu un deuxième mandat des électeurs de Chambly.
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« Je pense qu’on a fait une belle bataille dans Chambly et on a eu une belle victoire », a lancé avec joie Bertrand St-Arnaud, quelques secondes après l’annonce de sa réélection dans la circonscription de Chambly.

Sous les applaudissements de ses militants enflammés, le péquiste a affirmé vivre un moment historique avec l’élection de Pauline Marois comme première ministre du Québec.

« Ce n’est pas rien ! Quand on pense aux luttes que les femmes ont dû faire dans les années 1940 pour avoir le droit de vote, que dans les années 1960, 1970, et jusqu’en 1976, il y en avait seulement qu’une à l’Assemblée nationale, que quand René Lévesque a été élu, il y en avait à peine cinq en 1976. Quel cheminement ! » a continué M. St-Arnaud, ajoutant qu’il a toujours été fidèle à sa chef, malgré les mois plus difficiles.

« Tu as atteint ton objectif. On l’a eu ! Dans les derniers mois, on a eu des moments difficiles. Pauline est une femme solide, forte, persévérante; elle ne lâche pas facilement. Je suis très confiant pour l’avenir du Québec », a lancé le député après qu’on lui ait demandé de commenter la victoire de Mme Marois.

Il a en outre tenu à remercier les électeurs de la circonscription de Chambly, qui lui ont offert un deuxième mandat. « Ça me touche. Un premier, c’est bien, mais un deuxième, ça témoigne de votre reconnaissance », a-t-il affirmé, soulignant avoir le sentiment du devoir accompli.

M. St-Arnaud a aussi eu de bons commentaires sur la campagne électorale qu’il a trouvé agréable et respectueuse.

Futur ministre ?

Quant à ses chances d’obtenir un ministère, le péquiste a réitéré que le plus important était d’avoir été élu député. Toutefois, il a affirmé avoir un lien privilégié avec Mme Marois, et ce, depuis ses premiers pas à l’Assemblée nationale.

« Elle sait ce que je peux faire. Je suis à sa disposition. Quand on me confie quelque chose, je livre la marchandise », a-t-il dit.

Une soirée sous haute tension

Tout au long de la soirée, les militants présents au local électoral de M. St-Arnaud ont été suspendus aux lèvres de l’animateur de télévision d’une chaîne nationale. Assis sur le bout de leur chaise, ils surveillaient avec attention les chiffres à l’écran, qui montraient une lutte entre le candidat caquiste Martin Trudeau et M. St-Arnaud.

La foule s’est aussi enflammée à mesure que les chiffres favorisaient le Parti québécois et que les députés étaient élus. À 21 h, alors que la fameuse phrase « si la tendance se maintient… le gouvernement sera péquiste minoritaire » a résonné dans la salle, les applaudissements et les cris ont rapidement fusés de partout.

Toutefois, il restait toujours le moment le plus important de la soirée, à savoir si M. St-Arnaud serait réélu. C’est un peu avant 22 h que les gens ont eu droit à une réponse avec la réélection du péquiste.

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