Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Des défis à la hauteur du poste

Betrand St-Arnaud, député de Chambly et ministre de la Justice du Québec.
Photo: Luc GiardBetrand St-Arnaud, député de Chambly et ministre de la Justice du Québec.
durée

Au courant de son mandat, le ministre Bertrand St-Arnaud souhaite donner un nouveau virage à la justice du Québec, en la rendant plus accessible et plus rapide. Pour y arriver, le député demande à Chambly de bien vouloir le partager entre sa circonscription et ses mille autres fonctions.

« Je souhaite faire passer la justice du 20e au 21e siècle. Avant, deux avocats se battaient dans des procédures interminables, c'était très coûteux. Je veux rendre la justice plus accessible et avec moins de formalités », a récemment expliqué Bertrand St-Arnaud, à l'occasion d'un dîner-conférence organisé par la Chambre de commerce et d'industrie du bassin de Chambly.

En plus de décrire ses semaines très chargées en raison de son nouveau rôle, M. St-Arnaud a fait le bilan sur les six premiers mois de son gouvernement.

Étant responsable du ministère de la Justice, le député de Chambly est à la tête de 4300 employés et 98 palais de justice ou points de service. Il est aussi le conseiller numéro un du gouvernement au plan juridique. En tant que procureur général, c'est lui qui intente tous les recours de l'État.

Un feu roulant

Être ministre n'est décidément pas un métier qui est de tout repos. « C'est assez accaparant ! C'était moins le cas dans les quatre années où j'étais dans l'opposition. C'était plus facile, je posais ma question et je laissais le problème au ministre. Maintenant, je sens la lourdeur des responsabilités, semaine après semaine », a-t-il confié, ajoutant qu'il se promène aux quatre coins du Québec pour rencontrer les fonctionnaires.

Le conférencier a expliqué une de ses journées typiques de travail. « Mardi, j'avais un point de presse à 10 h. À 10 h 30, une réunion comme leader parlementaire adjoint. De 11 h 30 à 13 h 30, on était en caucus. À 13 h 30, on était en réunion avant la période de questions, à 13 h 45, on réunit tout le monde pour se préparer. À 14 h, c'est la période de questions. À 18 h, je siégeais au comité législateur. De 19 h 30 à 21 h, j'ai prononcé un discours. »

« Il faut que Chambly me donne la permission d'aller dans les autres régions du Québec. À titre de membre du gouvernement, on doit me partager. Mais, quand je ne suis pas là, mon bureau l'est lui ! Il est toujours ouvert. J'ai une équipe formidable », a lancé Bertrand St-Arnaud.

Un gouvernement en action

Le ministre de la Justice en a profité pour faire le bilan sur les principales actions gouvernementales depuis les élections.

Celui-ci a indiqué que du côté de l'intégrité sociale, le gouvernement avait beaucoup agi, notamment avec la création de la Loi 1 (qui octroi des contrats publics seulement à des entreprises intègres) et la Loi 2 (qui limite à 100 $ les dons politiques par personne).

Sur le plan social, M. St-Arnaud a rappelé la création de 28 000 nouvelles places en garderie, dont plusieurs en Montérégie ainsi que la mise en place de 3000 logements sociaux.

Le député péquiste a indiqué que le gouvernement a décidé de gérer les finances publiques avec rigueur en limitant la hausse des dépenses à 1,8 % et en gardant le cap sur le déficit zéro, pour l'an prochain. Il a glissé quelques mots sur le nouveau budget, qu'il a qualifié d'équilibré et favorisant l'investissement privé, notamment grâce au congé fiscal de 10 ans s'appliquant aux grands projets de 300 M$. Encore du côté des finances, M. St-Arnaud a indiqué que le gouvernement continuait ses négociations avec l'Union européenne pour la création d'un accord de libre-échange. Il a aussi parlé de la création de deux outils majeurs, soit la Banque de développement économique du Québec et la nouvelle politique industrielle du Québec.

« Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'on a été un gouvernement en action. On a bougé, on a pris des décisions, pas toujours faciles. C'est important pour la suite des choses », a-t-il dit. 

Le ministre de la Justice est aussi :

- Procureur général du général du Québec;

- Registraire du Québec;

- Jurisconsulte du lieutenant-gouverneur et membre du jurisconsulte du Conseil exécutif du Québec.

Il est responsable de :

- La Loi concernant le cadre juridique des technologies de l'information;

- La Loi sur la protection du consommateur;

- L'application du Code des professions et des lois constituant les ordres professionnels;

- L'application de la loi sur le drapeau et les emblèmes du Québec;

- La lutte contre l'homophobie.

Neuf organismes relèvent de son autorité, dont la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse, le Directeur des poursuites criminelles et pénales, l'Office de la protection du consommateur, le Tribunal administratif du Québec, etc.

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Décarbonation des bâtiments: 14 recommandations présentées à la ministre Déry
Publié hier à 15h00

Décarbonation des bâtiments: 14 recommandations présentées à la ministre Déry

Le gouvernement du Québec doit instaurer la tarification dynamique de l'électricité, interdire les nouveaux raccordements au gaz naturel et réduire la demande en énergie du parc immobilier. Ces demandes font partie des 14 recommandations du neuvième avis du Comité consultatif sur les changements climatiques, publié lundi matin. Cet avis, ...

Climat: quand le capital ne reflète plus les risques réels
Publié le 7 juin 2026

Climat: quand le capital ne reflète plus les risques réels

Les modèles économiques sur lesquels s'appuient des gouvernements, des banques et des investisseurs pour évaluer les risques climatiques sont fondamentalement erronés, selon un récent rapport qui a fait l’objet d’une conférence au Sommet de la finance durable, à Montréal. Les institutions financières et les décideurs politiques se ...

Sommet sur l'itinérance: Christine Fréchette refuse de s'avancer
Publié le 4 juin 2026

Sommet sur l'itinérance: Christine Fréchette refuse de s'avancer

Le gouvernement caquiste refuse de s'engager à tenir un sommet sur l'itinérance, comme le demandait une coalition de personnalités et d'organismes. La première ministre Christine Fréchette a reconnu la nécessité d'une meilleure coordination, comme la coalition le fait valoir, mais ne s'est pas avancée en faveur d'un sommet, contrairement au ...