Les citoyens de Saint-Marc-sur-Richelieu et de Saint-Antoine-sur-Richelieu auront l’occasion, le 18 janvier, d’assister à une conférence gratuite sur l’exploitation des gaz de schiste et des risques inhérents sur l’environnement, dénoncés par plusieurs regroupements.
« Il faut renseigner les gens. Il y en a encore plusieurs qui ne sont pas au courant, malgré le fait que ce soit un sujet brûlant d’actualité. Des gens ne réalisent pas les conséquences. Il y en a encore qui ignoraient qu’il y avait un puits à Saint-Antoine-sur-Richelieu », souligne Denis Campeau, chimiste de formation et coordonnateur de Mobilisation Saint-Antoine-sur-Richelieu, le regroupement de citoyens qui coorganise la conférence.
M. Campeau ajoute que ce puits devait être fermé par le gouvernement à l’automne dernier « même si un puits, ça ne se ferme pas ». Il précise qu’il y a actuellement une quarantaine de puits forés dans le vaste secteur de la vallée du Saint-Laurent.
Mobilisation croissante
Depuis environ un an, il s’est formé plusieurs regroupements de citoyens opposés à l’exploitation des gaz de schiste dans des municipalités concernées par la présence de puits. Certains ont même vu le jour dans des villes ne possédant pas de puits, mais qui désirent agir au cas où.
Rappelons que la semaine dernière, quelque 20 000 propriétaires fonciers de la vallée du Saint-Laurent ont signifié par lettre qu’ils interdisaient aux compagnies gazières l’accès à leurs terrains.
La conférence du 18 janvier, qui débutera à 19 h à l’édifice municipal de Saint-Marc-sur-Richelieu (102, rue de la Fabrique), sera menée par Marc Durand, ingénieur géologue et vulgarisateur scientifique. « Il le fait à titre de bénévole et a passé plus de 1000 heures à faire des recherches et à préparer sa conférence. Il vient en tant que citoyen engagé », mentionne M. Campeau, avant d’ajouter que dans un monde idéal, le gouvernement réévaluerait sa position.
La conférence a pour objectif de donner de l’information sur les gaz de schiste et sur la technique utilisée pour leur extraction. Une deuxième rencontre portant sur un autre aspect de ce vaste sujet sera ultérieurement tenue à Saint-Antoine-sur-Richelieu.
