Dans le milieu scolaire, l’intimidation est un phénomène qu’on ne peut ignorer et ce, aussi bien à l’école publique qu’à l’école privée. De plus en plus, c’est la cyberintimidation qui fait des ravages chez les enfants et les adolescents.
Selon un sondage CROP réalisé il y a quelques semaines pour la Centrale de syndicats du Québec (CSQ), les victimes de cyberintimidation sont principalement des élèves (81%), et cela touche davantage les filles (72%). Cette forme d'intimidation prend le plus souvent la forme de propos diffamatoires (37 %) et de commentaires déplaisants sur l'apparence (35%).
La cyberintimidation est l’utilisation d’Internet ou de message texte du cellulaire dans le but d’intimider ou de harceler une ou des personnes. Elle diffère des autres formes d'intimidation, puisqu'elle se répand comme un feu de paille. Elle se fait facilement dans l'anonymat et peut laisser des traces en ligne pendant une période indéterminée. Même si elle ne se produit pas nécessairement à l’école, celle-ci a des effets négatifs sur le climat scolaire. Il existe deux principales formes d’intimidation par Internet : Des menaces ou des insultes envoyées directement par courriel ou par clavardage.
Sur son site internet, l’organisme Tel-Jeunes explique que le caractère anonyme du Web peut parfois amener les jeunes à poser des gestes que nous ne poserions pas dans la vie réelle. Ils se croient ainsi à l’abri de toutes représailles. « Le fait de ne pas être directement témoin des conséquences de nos actions sur les personnes que l’on pourrait intimider diminue également la possibilité de se sentir concerné par ce qu’elles vivent. »
Certains jeunes qui sont victimes de cyberintimidation vont tout simplement en éliminer la source et passer à autre chose. Par contre, d’autres vont vivre des conséquences importantes telles que l’isolement, l’atteinte à leur estime personnelle, des malaises physiques, de la difficulté à fonctionner dans différentes sphères de leur vie, l’apparition d’idées noires.
Tel-Jeunes conseille aux jeunes victimes de cyberintimidation de quitter immédiatement le module dans lequel ils sont victimes d’intimidation et de bloquer l’accès à leur courriel ou au clavardage à toute personne qui les harcèle. Il est également important d’aviser un adulte de confiance de la situation et de faire parvenir tout message de harcèlement à leur fournisseur Internet. Le signalement à la police est également une mesure qu’il faut entreprendre. Sur son site Internet, l’organisme Jeunesses j’écoute, propose également aux adolescents des trucs pour mettre fin à la cyberintimidation dont ils sont victimes.
