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Relais pour la vie - Témoignage de Martine Wouters

Martine Wouters Courtoisie

Martine Wouters

Publié le 30 Mai 2012
Publié le 25 Mai 2012

Ne pas paniquer en cas de récidive

À l’annonce du cancer du sein, en 1998, j’étais consternée. Mes enfants étaient très jeunes (3 ans et 8 ans). Ce sont eux qui m’ont donné la force de me battre.

Passer au travers d’une tumorectomie, trois mois de chimiothérapie, 30 traitements de radiothérapie, pour finir avec de l’antihormonothérapie, est un parcours éprouvant pour le corps et pour le moral.

Le temps a passé et j’ai essayé d’oublier ces mauvais souvenirs. Je me disais que c’était une erreur de la nature. J’ai toujours été quelqu’un qui mangeait bien, qui ne fumait pas et qui buvait très peu. Alors pourquoi ? J’ai été en rémission cinq ans plus tard.

Durant l’été 2004, j’ai senti une bosse à l’aisselle. Mon médecin de famille a alors découvert une masse au sein au même endroit que la première, mais plus grosse.

J'ai dû tout recommencer, mais en plus gros. J'ai relevé les manches et j’ai foncé. Je me suis dit que si j’étais passée au travers une fois, je serais capable une deuxième fois !

Deux ans se sont écoulés et tout a bien été. Jusqu’à ce que l'on découvre, en 2007, une masse sous le sternum. Aucune chirurgie n’était possible.

Après trois ans de chimiothérapie et 30 séances de radiothérapie, la masse a cessé de progresser.

À l’automne 2011, les médecins ont découvert quelques petites masses au foie et une tâche suspecte sur une vertèbre. J’ai eu de la chimiothérapie qui n’a finalement pas donné de résultats. Par la suite, un tout nouveau médicament en comprimés, combiné à une nouvelle antihormonothérapie, m'ont donné de meilleurs espoirs.

Bref, un diagnostic de cancer n’est pas nécessairement un arrêt de mort à court terme. De plus en plus, la maladie est contrôlable pendant de nombreuses années et est considérée comme une maladie chronique avec laquelle nous pouvons vivre sans trop d’atteinte à la qualité de vie.

Il est très important d’avoir un bon réseau de soutien autour de soi, sinon de participer aux différentes activités offertes dans les hôpitaux, de joindre des groupes de soutien, de faire de l'art-thérapie et de la visualisation, dans le but d'échanger avec d’autres personnes atteintes. Voir qu’on n’est pas seule est très bénéfique.

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