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16 mai 2018 - 10:59

Phénomène de la radicalisation : résultats d’un sondage auprès de 991 cégépiens

Le Centre d’expertise et de formation sur les intégrismes religieux, les idéologies politiques et la radicalisation (CEFIR) du cégep Édouard-Montpetit est fier de dévoiler les résultats d’un sondage portant sur les connaissances et les perceptions de 991 étudiants des cégeps Édouard-Montpetit, de Saint-Hyacinthe et de Saint-Jean-sur-Richelieu quant à la religion, à la radicalisation et aux enjeux sociaux qui entourent ces questions.

Une tolérance élevée versus un niveau de connaissance faible

Réalisé au printemps 2017, ce sondage en ligne, incluant 67 questions, a permis de démontrer que les étudiants ont en général une attitude tolérante face à la diversité religieuse. En contrepartie, leur niveau général de connaissances sur les grandes religions et sur la radicalisation demeure faible, particulièrement chez les étudiants immigrants. Notons aussi que les jeunes hommes sont moins tolérants que les jeunes femmes face à certaines pratiques et réalités, comme les différences culturelles, le port de signes religieux et la pratique religieuse affirmée.

« Bien qu’il existe à l’heure actuelle plusieurs recherches sur le phénomène de la radicalisation au Québec, ce sondage est le seul à aborder la question du religieux, affirme Martin Geoffroy, directeur du CEFIR et professeur de sociologie au cégep Édouard-Montpetit. Ces résultats de recherche abondent dans le même sens que la littérature scientifique : l’enrichissement des connaissances générales sur les religions diminue les chances d’avoir une attitude négative envers l’immigration et les fidèles de ces religions, de même que les risques associés à la radicalisation. »

Éduquer pour prévenir la radicalisation

M. Geoffroy affirme que la preuve est éloquente : l’ignorance du fait religieux est liée aux préjugés. La problématique de l’intégration des immigrants, qui sont de façon générale plus religieux que les étudiants originaires du Québec, représente un défi important pour les cégeps. C’est une piste de recherche que le CEFIR a l’intention d’explorer dans la prochaine année afin de mieux prévenir en amont la radicalisation. 

Concrètement, les conclusions de l’étude permettront au CEFIR de dégager un portrait riche des étudiants et de soulever divers points essentiels pour orienter ses interventions. Le Centre de recherche travaillera à combler les lacunes liées aux connaissances des jeunes en mettant sur pied un programme éducatif à l’intention des intervenants, des écoles secondaires, des cégeps et des spécialistes en éducation de la Montérégie et ailleurs au Québec.

Mentionnons enfin que ce sondage est rendu possible grâce à la collaboration de Sarah Wilkins-Laflamme, professeure adjointe de sociologie à l’Université de Waterloo, Martin Geoffroy, directeur du CEFIR et professeur de sociologie au cégep Édouard-Montpetit, Louis Audet Gosselin, directeur adjoint du CEFIR, Katherine Bouchard, doctorante en sociologie à l'Université de Waterloo, et Steve Medeiros, professeur de sociologie au cégep de Saint-Jean-sur-Richelieu.

 

Cliquez ici pour consulter le rapport de recherches complet ou visitez le http://www.cefir.ca/

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