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Tout un coup de ciseaux!

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5 mai 2013
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Par Fadwa Lapierre

Shanti Normandeau Soulières fait voyager ses ciseaux. La coiffeuse de Mont-Saint-Hilaire a récemment récolté la deuxième place au dernier concours Haute coiffure française de Paris, où elle représentait le Salon Guylaine Martel Artistes Coiffeurs de Mont-Saint-Hilaire.

Seule canadienne de la compétition, la jeune styliste s'est démarquée face à une centaine de candidats. Elle a consacré 20 heures par semaine à la préparation de cette compétition, sous les conseils de son mentor et entraîneuse Guylaine Martel.

« Il y a des heures et des heures de préparation, raconte la coiffeuse styliste de 29 ans. On est comme des athlètes! Il faut que le résultat soit parfait dans un court laps de temps, à la seconde près. C’est très intense, on ressent la pression autour de soi et il faut rester très concentré pour ne rien oublier et se surpasser. »

Shanti Normandeau Soulières a commencé dans le milieu de la coiffure à 15 ans. Elle a eu le coup de foudre après avoir assisté à un défilé de coiffure qui l’avait ému. Guylaine Martel l’a alors prise sous son aile pour lui montrer le métier et la préparer à la compétition féroce.

« Au Québec, l’école de coiffure est de quelques mois, alors qu’en Europe c’est quatre ans, explique Mme Martel qui cumule près de 30 ans d’expérience. Il faut transmettre nos connaissances et nos enseignements à celles qui ont la passion d’apprendre pour se démarquer à l’international et faire partie du club élite de la haute coiffure. »

Un monde méconnu

Shanti Normandeau Soulières, qui a également remporté le prix Coiffeur québécois de l’année en 2012, déplore la méconnaissance de la complexité de la coiffure. « On ne voit pas assez le côté artistique de la coiffure. C’est de l’art, de la sculpture, de la création, bref ce qu’il y a de plus beau et c’est ma passion! Les coiffeurs et les coloristes, nous travaillons fort pour nous perfectionner. Les clientes sont ouvertes aux nouvelles tendances », dit celle qui ne souhaite pas arrêter de faire de la coiffure au quotidien.

Pour elle, la coiffure ne cesse d’évoluer, tout comme la haute couture. « Il faut toujours renouveler. Il n’y a rien de pareil même si on coupe des cheveux. L’inspiration change. On est toujours en apprentissage, un artiste ne s’épanouit pas dans la routine, alors je suis comblée »,dit-elle.

L’Hilairemontaise participera le mois prochain au Trophée Couleur L'Oréal à Toronto, où elle représentera son salon.

 

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