L'incendie du mont Saint-Hilaire serait d'origine humaine
Par Isabelle Laramée
L’incendie qui a ravagé plus d’un hectare de végétation au sommet de la falaise Dieppe, sur le mont Saint-Hilaire, le 7 mai, serait d’origine humaine.
Les responsables de la Réserve naturelle Gault de l’Université McGill et les pompiers en sont venus à cette conclusion quelques jours après l’événement, qui a fait le tour des médias et a nécessité l'intervention de deux avions-citernes de la Société de protection des forêts contre le feu.
« Nous avons discuté avec les pompiers et il est certain à 100 % que les flammes sont de causes humaines. Nous avons malheureusement des intrusions nocturnes sur le site de l’université de ce côté de la montagne », explique le responsable des services et de la sécurité de la réserve naturelle, Martin Duval.
Selon lui, le couvert végétal qui recouvre le sommet de la falaise Dieppe est propice aux incendies durant cette période de l’année. « Il n’y a pas encore de feuilles dans les arbres et le soleil plombe sur le sol qui est jonché de feuilles mortes et de végétation très ancienne. »
M. Duval fait d'ailleurs un parallèle avec l’incendie dans le mont Saint-Grégoire, qui avait fait les manchettes quelques jours plus tôt. Là encore, l’origine semble être humaine. « C’est un printemps sec et le taux d’humidité est bas. Il ne suffit pas de grand-chose pour allumer un brasier. »
Rappelons que la Réserve naturelle Gault de l’Université McGill a mis sur pied une patrouille nocturne, il y a de cela 14 ans, afin de répondre aux problématiques entourant l’intrusion de visiteurs après la fermeture du site, qui est privée.
Le dernier incendie majeur à avoir retenu l’attention était survenu en avril 2009, alors qu’une quinzaine d’hectares avaient été ravagés par les flammes.
« Peu importe la superficie de l’incendie, chacun d'eux est important puisque le mont Saint-Hilaire abrite l’une des dernières forêts anciennes du sud du Québec », souligne Martin Duval.


