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Vers blancs : un combat sans merci!

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14 mai 2013
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Par Isabelle Laramée

Pour venir à bout des vers blancs (voir autre texte), certains résidants prennent des moyens drastiques. Infestée de ces insectes, Marie-Ève Pelletier a carrément réduit la surface gazonnée de son terrain.

« Nous avons enlevé le trois quarts de notre pelouse, dit cette résidante de la rue George-Westinghouse, à Mont-Saint-Hilaire. Nous avons remplacé le gazon par des arbustes après avoir arraché le terrassement il y a deux semaines. Nous avons également semé du trèfle au lieu du traditionnel gazon. »

Mme Pelletier dit avoir payé plusieurs traitements contre les vers blancs qui n’ont rien donné.

Selon l’horticultrice Lyne Marquis, des Pépinières Auclair à Mont-Saint-Hilaire, une des solutions est de diversifier le gazon. « Un espace avec une monoculture est propice à la prolifération d’un insecte, ce qui peut mener à une surpopulation », explique-t-elle.

Arroser le terrain, mais quand?

Le conseiller en pesticides Mathieu William, de Beloeil, suggère d’arroser avec un pesticide pour tuer les larves en surface au mois d’août et septembre, avant qu'elles ne descendent dans la terre pour l’hiver.

Pour sa part, Martin Ferland, propriétaire d’une succursale Verdure à Saint-Hyacinthe, mentionne qu’il n’y a rien à faire présentement pour contrer la présence du hanneton commun, qui provient d’Europe. Il recommande d’attendre l’été avant d'asperger le terrain d’un produit pour tuer les larves dès leur éclosion.

La modification des règlements municipaux, qui interdisent désormais l’usage de certains produits plus efficaces, a augmenté considérablement la présence de vers blancs dans la région, croit M. Ferland.

« Bannir n’est pas toujours la bonne solution, poursuit-il. Les villes devraient peut-être règlementer la quantité de produits mis au sol et la distance des bâtiments à laquelle ils sont propulsés. Nous avons laissé entrer plusieurs sortes d’insectes ces dernières années et d’autres vont commencer à proliférer dans les années à venir. »

Un combat collectif

Selon les experts interrogés, dont Lyne Marquis, la collaboration entre voisins pourrait permettre d'éradiquer le hanneton.

Épuisée son combat individuel contre les vers blancs, Sophie Théberge, qui a été obligée de refaire son terrain deux fois en huit ans, espère que la Ville de Mont-Saint-Hilaire adoptera un règlement pour uniformiser les traitements dans les différents secteurs.

« Je ne veux pas réinvestir chaque année. Le problème semble être un cercle vicieux », dit-elle.

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