Quand la patience paye
Par Fadwa Lapierre
Le Grandbasilois Nicolas Blanchard vit un rêve depuis qu’il a patiné pour la première fois aux côtés de ses coéquipiers des Hurricanes de la Caroline, le 11 avril. Ses années de labeur ont porté ses fruits puisqu’il aura joué neuf matches cette saison dans la LNH.
Le hockeyeur de 25 ans a su à trois heures de préavis qu’il devait rejoindre son équipe. Un téléphone qu’il attendait depuis son repêchage dans la ligue américaine en 2005.
« J’ai enfin eu ma chance, tu ne sais jamais quand cet appel va arriver. Je n’ai pas eu cette offre toute cuite dans le bec, j’ai travaillé fort. Aujourd’hui, c’est un rêve qui se réalise. J’ai voulu performer pour rester le plus longtemps. » Son entraîneur Kirk Muller a d’ailleurs souligné sa détermination et son implication dans l’équipe.
Pour l’attaquant, le lock-out de cette année a été un mal pour un bien, puisqu’il lui a permis d’attirer l’attention des dirigeants. Il a été bien accueilli par les membres des Hurricanes, qu’il connaissait déjà, ayant participé au camp d’entraînement depuis ses 18 ans.
« Au début, je tenais mon bâton très fort, raconte-t-il. Plus la partie avançait, plus je devenais confiant. C’est excitant. Je voulais m’améliorer à chaque match pour finir l’année ici. C’est beaucoup plus vite que la ligue américaine. Il faut se donner à 100 % et faire ses preuves. »
Une mentalité qu’un de ses anciens entraîneurs, Mario Pouliot, lui reconnait. Pour celui qui a entraîné le hockeyeur du temps où il évoluait avec les Gaulois du Collège Antoine-Girouard de Saint-Hyacinthe, Nicolas Blanchard mérite pleinement son succès.
« C’est un gars avec énormément de talent et qui patine bien. Il a démontré beaucoup de persévérance. Au début, c’était un grand bonhomme mince. Il a passé énormément d’heures au gymnase pour augmenter sa masse musculaire. Aujourd’hui, il est fort et protège la rondelle. Il joue physique. Il a su s’adapter au jeu pour se démarquer. C’est un bel exemple de ténacité. »
Grave accident
La carrière professionnelle de Nicolas Blanchard a été retardée par un terrible accident d’autobus en 2009 avec son équipe des Rivers Cats. Il a arrêté l’entraînement pendant plus de six mois, à la suite de graves blessures. Une embûche qui lui a servi, selon lui.
« Il faut être patient dans la vie, ne jamais abandonner et croire en ses rêves. Les épreuves qu’on surmonte nous rendent plus forts et prouvent que si on met les efforts nécessaires, tout peut se réaliser. »
