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13 décembre 2019 - 06:00

Dans le cadre du programme d'aide au fonctionnement pour les institutions muséales

La Maison amérindienne reçoit une aide de 113 000$ pour trois ans

Par Salle des nouvelles

La Maison amérindienne de Mont-Saint-Hilaire, une institution muséale agréée par le Ministère de la culture du Québec, vient de se voir octroyer une aide financière annuelle de 113 000 $, pour les trois prochaines années, dans le cadre du programme d'Aide au fonctionnement pour les institutions muséales (PAFIM).

Cette subvention servira à appuyer l’organisme dans l'accomplissement de sa mission d’être un lieu d’échanges, de partage et de rapprochement des peuples à l’aide d’activités muséales et environnementales. Elle permettra aussi la réalisation de son plan d'action, notamment par la mise en valeur de ses collections et thématiques, la diversification de son programme d'activités éducatives et culturelles et le développement de son offre aux visiteurs.

Seul musée multinations hors communauté amérindienne

Cette institution phare de la Montérégie nait dans la tourmente à la fin des années 90 puisque ses détracteurs de l’époque expliquaient ne rien avoir véritablement contre ce projet. Toutefois,  ils ne souhaitaient pas le voir à Mont-Saint-Hilaire.

La Maison a été, au fil des années, récipiendaire de nombreux prix pour ses réalisations et sa bonne gestion. Son 20e anniversaire sera célébré en 2020. Il s'agit du seul musée multinations, situé hors communauté amérindienne au Québec, géré par un conseil d’administration exclusivement autochtones, constitué de cinq nations différentes (une condition obligatoire à son existence).

Pour son fondateur, le peintre-sculpteur André Michel, l'appui financier à une institution qui performe depuis le début, malgré certaines embûches dûes aux clichés négatifs sur les Autochtones que certains se plaisent encore à véhiculer, est une « [...] reconnaissance tangible, de la part du gouvernement du Québec, du travail acharner du conseil d’administration et des employées dévouées et passionnées. La Ville de Mont-Saint-Hilaire est privilégiée d’avoir sur son territoire ce lieu unique de réconciliation ».

Une remise aux normes du musée des Beaux-Arts

De son côté, le musée des Beaux-Arts de Mont-Saint-Hilaire n’a pu soumettre une demande d’agrément, qui aurait été refusé d’office par le Ministère, et de ce fait au PAFIM, en raison des problèmes majeurs du bâtiment qui mettaient en danger les collections dans sa réserve (humidité) et de mise en valeur des œuvres (système d’éclairage dangereux). La dénonciation sur la place publique et la démission de la directrice générale devant une telle situation a fait réagir la municipalité. Cette dernière est en train de mettre le musée aux normes muséales.

Chantal Millette a accepté, à la demande du conseil d’administration, de rester quelques mois de plus pour superviser les travaux et elle s’est engagée de déposer une demande d’Agrément dès ce printemps auprès du Ministère de la culture avant son départ.

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