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3 novembre 2021 - 15:00

Si une érablière m’était contée

Lancement de l'ouvrage « La vraie histoire du parc de l'Érablière » de l'historien et muséologue Jean-Marie Fallu

Par Catherine Deveault

Tel aurait pu aussi être le titre de l’ouvrage, La vraie histoire du Parc de l’érablière et de La Maison amérindienne, écrit par l’historien et muséologue, Jean-Marie Fallu, lancé le samedi 16 octobre dernier à La Maison amérindienne de Mont-Saint-Hilaire dans une salle d’exposition remplie de citoyens et de personnalités.

On ne peut dissocier l’histoire de cette institution muséale de la vraie histoire du Parc de l’érablière, située au flanc du mont Saint-Hilaire, qu’ont longtemps occupé les Premières Nations, certainement pour y récolter et transformer l’eau d’érable.

L’histoire passée de cette érablière, semble durant des siècles un long fleuve tranquille. Cependant son histoire contemporaine, à la lecture des titres de propriété des dernières années, des nombreux articles parus dans le Journal L’Œil Régional depuis 1988, des ordonnances de cours comme références légales, des décisions municipales et autres documents, on peut dire qu’elle est plus houleuse, et pleine de rebondissements.

S’il semblait normal de laisser une trace permanente de ces évènements citoyens à travers la couverture médiatique, il était aussi important de retracer pour son 20e anniversaire, la naissance originale et la vie tumultueuse du musée La Maison amérindienne qui occupe maintenant le site de la première cabane à sucre commerciale de la région, avec succès, en perpétuant toujours les traditions acéricoles.

Un aperçu du livre

Abondamment illustré le livre relate dans un premier chapitre, l’historique de l‘érablière et de ses divers occupants avec la chaîne des titres des divers propriétaires provenant des registres fonciers. Suit, en premier chapitre « La saga du parc de l’érablière de 1988 à 1985 » ou est relaté la vente de l’érablière par Maurice Cardinal aux groupes Lobato qui sera par la suite exproprié par la ville. L’entrepreneur José Lobato, s’est d’ailleurs compromis en écrivant dans le livre, sa propre saga dans le dossier de l’érablière. Le troisième et important chapitre décrit, à partir des articles et des lettres ouvertes des citoyens de Mont-Saint-Hilaire, dont certaines très agressives, « L’épopée de la Maison des cultures amérindiennes » de 1996 à 2021.

L’auteur, Jean-Marie Fallu a fait part de son amitié de longue date avec le peintre ethnographe André Michel, qui l’a invité à écrire ce livre et l’importance d’écrire une telle histoire.

Dans les personnes présentes on pouvait voir messieurs Laurent Olivier, directeur général de Mont-Saint-Hilaire, jusqu’en 2003 qui s’est compromis en écrivant la préface du volume puisque il avait vécu l’expropriation de l’érablière et l’arrivée du musée La Maison amérindienne, Josée Lobato, l’entrepreneur exproprié qui avait acquis le boisé et qui y raconte sa propre saga, Jean-Pierre Charbonneau, alors député, qui a été un ardent défenseur de La Maison amérindienne, Alain Côté, président de la Société d’histoire et de généalogie de Beleoil-Mont-Saint-Hilaire qui a fournis les photos et références historiques de la montée des Trente, Michel Gilbert ex-maire de Mont-Saint-Hilaire.

Le président de La Maison amérindienne, Richard Ruest de la Nation Malécite, s’est dit très fier du succès du lancement, « les mentalités changent, heureusement. J’espère qu’aujourd’hui, certains ont honte des lettres ouvertes, disgracieuse, qu’ils ont envoyés au journal dans le passé. »

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