Le Bloc Québécois remonté contre le parti libéral
Selon un sondage auprès de leurs électeurs, les libéraux doivent rembourser la subvention salariale
Le chef du Bloc Québécois, Yves-François Blanchet, les députés Louise Chabot de Thérèse-De Blainville et Luc Desilets de Rivière-des-Mille-Îles ainsi que le bureau de Simon Marcil, député de Mirabel, demandent que le Parti libéral de Justin Trudeau rembourse la subvention salariale obtenue par son parti.
Selon un sondage commandé par le Bloc Québécois et effectué auprès de la population québécoise par la firme Léger du 30 au 31 mai, la majorité des électeurs libéraux considèrent que leur parti devrait rembourser la subvention salariale.
Pour le chef du Bloc Québécois, Yves-François Blanchet, « ce que les Québécois ne digèrent tout simplement pas, c’est l’hypocrisie derrière le geste. D’un côté, les libéraux s’opposent au financement public des partis politiques, mais de l’autre, ils vont piger en douce dans un programme destiné aux entreprises en difficulté qu’ils ont eux-mêmes créé et qu’ils ont même prolongé. En n’excluant pas d’emblée les partis politiques du programme, le gouvernement s’est placé en apparence de conflit d’intérêts. »
Ce sont 75 à 100 salaires d’employés à temps plein et à temps partiel du Parti libéral qui sont subventionnés par le gouvernement fédéral.
« Notre évaluation est que cela représente pour un trimestre entre 750 000 et 1 million de dollars pour le parti libéral. Si ce n’est pas le bon chiffre, qu’on nous le donne. S’il y a prolongation du programme, est-ce que le Parti libéral va soutirer 1 million de dollars de plus ? C’est totalement inacceptable que le parti utilise cet argent, alors qu’il a amassé une cagnotte de 3 millions de janvier à mars cette année », soulève Louise Chabot.
Résultat du sondage
Le sondage démontre que 51 % des électeurs du Parti libéral du Canada (PLC) et 71 % des électeurs du Parti conservateur du Canada (PCC) sont d’avis que leur parti doit rembourser.
Selon 64 % des électeurs conservateurs et 40 % des électeurs libéraux, les partis politiques fédéraux ne devraient même pas être admissibles à ce genre de programme d’urgence. Au-delà des allégeances politiques, 48 % des citoyens sondés pensent que les partis politiques fédéraux ne devraient pas être admissibles à ce type de subventions d’urgence.
« Les libéraux sont déconnectés de la population. Cet argent est là pour aider des organismes et des entreprises en difficultés, par pour renflouer la caisse électorale d’un parti politique. C’est environ 2 millions de dollars de plus qui pourraient servir à sauver des PME du Québec. Les libéraux doivent reculer et rembourser ces sommes! Les Québécois s’en souviendront », conclut Luc Desilets.
Le sondage web a été réalisé du 30 au 31 mai auprès de 1 006 Québécois(es) âgé(e)s de 18 ans ou plus et pouvant s’exprimer en français ou en anglais.
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