Air Canada
Le Bloc demande à Marc Garneau de forcer Air Canada à respecter ses engagements
Xavier Barsalou-Duval, porte-parole du Bloc Québécois en matière de Transports, ainsi que Simon-Pierre Savard-Tremblay, porte‑parole en matière d’Aéronautique, dénoncent l’intention d’Air Canada de revenir sur son engagement d’acquérir 45 Airbus 220 et invitent le ministre des Transports, Marc Garneau, à intervenir.
« En 2016, Marc Garneau a modifié la loi pour désengager Air Canada de son obligation de faire entretenir ses avions à Montréal contre une promesse de sa part d’acquérir 45 avions C Series de Bombardier et d’établir un centre d’excellence en entretien d’aéronefs au Québec. Or, quatre ans plus tard, Air Canada revient sur sa parole. Le ministre des Transports aurait donc sacrifié les 1800 travailleurs d’Aveos en échange d’absolument rien. C’est vraiment scandaleux! », déclare le porte-parole en matière de Transports du Bloc Québécois, Xavier Barsalou-Duval.
« Ottawa a complètement abandonné l’industrie aéronautique québécoise. Les travailleurs d’Airbus à Mirabel voient aujourd’hui leurs emplois menacés en raison de l’absence de considération du Canada à leur égard. Le Canada est le seul pays au monde à détenir un secteur aérospatial sans avoir de politique en la matière », déplore le député Simon‑Pierre Savard-Tremblay.
Rappelons que le litige avec les ex-travailleurs d’Aveos est toujours devant les tribunaux et que l’action collective au nom des travailleurs trahis par Ottawa comparaîtra en audience devant la Cour supérieure à l’automne 2021.
Rappelons aussi que le gouvernement canadien a déjà financé, plus tôt cette année, Air Canada à hauteur de 788 millions de dollars afin de faciliter l’acquisition d’avions d’Airbus A220 et que ce même gouvernement songe présentement à venir au secours de l’entreprise dans le cadre de son plan d’aide à l’industrie du transport aérien en cours d’élaboration.
« Avant de donner un seul sou supplémentaire de l’impôt des Québécois à Air Canada, Marc Garneau devra d’abord régler le litige avec les ex-travailleurs d’Aveos et faire en sorte qu’Air Canada respecte sa parole. Air Canada n’a plus d’argent pour des avions québécois, mais s’apprête à acheter des Boeing 737 Max dangereux qui n’ont même pas le droit de voler. Le gouvernement canadien et son ministre des Transports doivent cesser d’agir comme des valets d’Air Canada », dénonce le député de Pierre-Boucher–Les Patriotes–Verchères, Xavier Barsalou-Duval.
« Près de 800 millions ont été donnés par Exportation et développement Canada pour acheter des avions. Or, les commandes se font annuler. Quelque chose ne tourne pas rond. Cette annulation équivaut à la perte de 200 emplois chez Airbus. Les travailleurs du secteur méritent de garder leurs emplois. Le secteur aéronautique est un secteur d’avenir et nous ne tolérerons pas que, par la faute du Canada, tous les efforts effectués pendant des années par le Québec soient mis en péril », conclut le député de Saint-Hyacinthe–Bagot, Simon-Pierre Savard-Tremblay.
RECOMMANDÉS POUR VOUS

Jour 35: la monarchie et les enjeux autochtones s'invitent dans la campagne
L'abolition du poste de lieutenant-gouverneur et les relations avec les nations autochtones ont occupé l'avant-scène de la 35e journée de la campagne électorale québécoise. À l’occasion de la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation, différents partis ont pris mercredi des engagements en faveur des relations avec les ...
LIRE LA SUITE
Alerte: les interdictions d'importation canadienne de Trump entrent en vigueur
Le président américain Donald Trump a intensifié sa guerre commerciale avec le Canada en imposant des interdictions pures et dures sur les importations de certains produits canadiens. Ces interdictions, annoncées précédemment, concernent notamment certaines boissons alcoolisées, des produits laitiers dérivés et des motocyclettes, entre ...
LIRE LA SUITE
Jour 32: Fréchette «disqualifiée» dans le dossier de l'ingérence, selon ses rivaux
Au 32e jour de la campagne et à l'amorce du vote par anticipation, la question de la possibilité d'une ingérence américaine a poussé la cheffe caquiste, Christine Fréchette, dans ses derniers retranchements. D'abord ébruitées par la propre équipe de la cheffe caquiste, les allégations d'une possibilité d'ingérence américaine pour ...
LIRE LA SUITE