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14 septembre

Une rentrée parlementaire possiblement chargée pour le gouvernement Legault

durée 16h00
8 septembre 2021
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Par La Presse Canadienne

La nouvelle session parlementaire s’annonce fort chargée pour le gouvernement Legault, à compter du 14 septembre, car le temps commence à manquer pour donner suite à ses engagements en cette année préélectorale. D’autant plus que les projets, eux, ne manquent pas.

Sur fond de gestion de la quatrième vague de pandémie, le défi consistera pour les élus à poursuivre malgré tout leurs travaux, en observant les mesures sanitaires strictes en vigueur à l’Assemblée nationale, qui limitent leur présence sur place.

Le premier ministre François Legault n’était pas peu fier, mercredi matin, de présider pour la première fois depuis le début de la pandémie, en mars 2020, un caucus de trois jours réunissant tous ses députés dans la même salle.

«Enfin! C’est beau les Teams et puis les Zoom et tout ce que tu voudras, mais c’est pas pareil», a−t−il lancé d’entrée de jeu à ses députés réunis pour l’occasion dans une très vaste salle du centre des congrès de Québec, afin de respecter une bonne distance entre eux. M Legault ne s’est pas adressé aux médias.

Des 74 élus caquistes, il y avait trois absents: la ministre Marguerite Blais et le député de Rivière−du−Loup, Denis Tardif, tous deux pour des raisons de santé, de même que le ministre de la Justice, Simon Jolin−Barrette, qui est aussi leader parlementaire du gouvernement, retenu au chevet de sa conjointe qui vient d’accoucher. 

Le caucus de la rentrée parlementaire permettra aux caquistes de peaufiner leur stratégie des prochains mois en vue d’augmenter leurs chances de faire adopter leurs projets de loi sans trop d’embûches de la part de l’opposition.

À l’approche du prochain scrutin, M. Legault a dit la semaine dernière qu’il s’attendait à un ton plus partisan de la part des élus de l’opposition.

«Ça va être une session chargée», a commenté le chef du gouvernement devant ses députés, mercredi  matin, promettant de ne pas laisser la pandémie l’empêcher de «livrer la marchandise».

Parmi les dossiers chauds de l’automne, notons la consultation à venir, dès le 21 septembre, sur la réforme majeure de la loi 101, avec l’étude du projet de loi 96, le projet de loi accompagné d’un plan d’action visant à compléter le réseau des services de garde, le règlement des conventions collectives des employés du secteur public et parapublic, de même que des éducatrices en garderie, la réforme du droit de la famille et la révision du mode de rémunération des médecins. 

L’augmentation attendue du nombre d’hospitalisations liées à la pandémie mettra au−devant de la scène le problème du délestage des chirurgies, tout comme le problème récurrent de la pénurie de main−d’oeuvre dans le réseau de la santé, particulièrement en ce qui a trait aux infirmières. 

Le problème de la pénurie d’employés frappe d’ailleurs de nombreux secteurs d’activité et pourrait plomber la reprise économique orchestrée par le ministre Pierre Fitzgibbon. 

Dans le secteur de l’éducation et de l’enseignement supérieur, la qualité de l’air dans les écoles et les balises à donner à la liberté universitaire feront partie des enjeux qui retiendront l’attention.

«On va continuer à écouter la population», a observé le premier ministre, en se disant déterminé à mériter la confiance des électeurs.

Jocelyne Richer, La Presse Canadienne

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