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26 septembre 2021 - 15:00

Avril à juillet

Le déficit fédéral franchi le cap des 48 milliards de dollars

Par La Presse Canadienne

Le déficit budgétaire du gouvernement fédéral a franchi le cap des 48 milliards $ au cours des quatre premiers mois de l’exercice financier 2021−2022, ce qui était inférieur d’environ 100 milliards $ au déficit cumulé pendant la même période l’an dernier. 

Selon la Revue financière mensuelle du ministère des Finances, le déficit de la période d’avril à juillet s’est chiffré légèrement en deçà de 48,5 milliards $, en baisse par rapport à celui de près de 148,6 milliards $ de la même période en 2020, alors que la pandémie de COVID−19 venait de frapper. 

Les chiffres dévoilés vendredi témoignent des défis économiques actuels causés par la COVID−19, incluant notamment les restrictions de la santé publique. 

Les dépenses des programmes, avant les pertes actuarielles nettes, se sont élevées à 154 milliards $ d’avril à juillet, un déclin d’environ 58,1 milliards $, ou 27,4 %, par rapport à celles de 212,1 milliards $ de la même période l’an dernier. 

Selon la Revue financière, le déficit reflète notamment l’impact des restrictions et des soutiens temporaires aux individus et aux entreprises dans le cadre de la pandémie. 

D’une année à l’autre, les paiements pour la subvention salariale d’urgence sont passés de 30,6 milliards $ à 12,5 milliards $, et les prestations d’urgence aux travailleurs ont reculé à 10,2 milliards $, par rapport à 29,9 milliards $. 

Le gouvernement a annoncé à la fin juillet qu’il prolongeait les prestations d’urgence en réponse aux conditions économiques jusqu’au 23 octobre. 

Les revenus pour la période d’avril à juillet ont progressé de 44,6 milliards $, soit 60,3 %, pour se chiffrer à 118,5 milliards $, notamment grâce à une hausse des revenus fiscaux. 

Les charges de la dette publique se sont établies à 7,8 milliards $ en quatre mois, en hausse de 1 milliard $, soit 14,5 %, par rapport à celles de 6,8 milliards $ de l’an dernier. Cela est largement attribuable aux rajustements plus élevés apportés à la valeur des obligations à rendement réel en fonction de l’inflation de l’indice des prix à la consommation. 

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