Demande du député Joël Arseneau, porte-parole du Parti Québécois en Environnement
Usine Northvolt : La CAQ doit garantir la protection du Richelieu
Le député Joël Arseneau, porte-parole du Parti Québécois en Environnement, demande à la CAQ de respecter sa parole quant à la protection de la Richelieu alors qu’on apprend que l’usine rejettera des contaminants dans la rivière.
Le gouvernement s’est engagé en avril dernier à garantir que « les travaux et les opérations de l’usine de Northvolt ne présentent aucun risque pour la biodiversité de la rivière Richelieu », en votant pour une motion du Parti Québécois à cet effet.
Des médias ont dévoilé hier matin que l’usine de l’entreprise suédoise prévoit rejeter notamment du lithium dans l’eau et du nickel dans l’air. Une situation que les citoyens et les élus ignoraient jusqu’à présent.
« On répète depuis des mois que la CAQ doit aux citoyens de la transparence dans de dossier Northvolt. Or, ce qu’on lit aujourd’hui mine encore un peu plus la confiance envers le projet, déjà éprouvée par des révélations qui s’accumulent de part et d’autre. Le gouvernement s’est commis : il doit garantir que le projet ne présente pas de risque environnemental et la seule option qui reste acceptable à cette étape-ci c’est de déclencher un BAPE qui fera rapidement la lumière sur tous les paramètres entourant la construction et l’opération de cette usine de batteries », déclare Joël Arseneau.
La CAQ a refusé de soumettre au Bureau d’audiences publiques en environnement le projet, en dépit de l’opinion des fonctionnaires du ministère de l’Environnement ainsi que de nombreux scientifiques et experts. Le 10 avril dernier, grâce à une motion unanime de l’Assemblée nationale, l’élu péquiste avait obtenu l’assurance que les travaux et les opérations de l’usine ne présenteraient aucun risque pour la biodiversité de la rivière Richelieu.
Rappelons enfin que des préoccupations sérieuses au sujet de la santé et de la sécurité des travailleurs de Northvolt, en Suède, ont été soulevées, de même que des doutes sur sa capacité de livrer sa production. Hier matin également, on a appris que l’usine californienne de l’entreprise fermait ses portes. Ces nouvelles ébranlent la réalisation du projet, dans lequel 2,9 G$ de fonds publics ont été promis par le gouvernement du Québec.
« Le gouvernement a le devoir d’être prudent et de faire des vérifications diligentes avant d’engager les contribuables dans cette aventure coûteuse », conclut Joël Arseneau.
Texte de la motion
« Que l’Assemblée nationale reconnaisse que la rivière Richelieu, principal cours d’eau de la Montérégie, est un habitat de choix pour plusieurs espèces aquatiques et est l’une des dernières frayères du Chevalier Cuivré, qu’il faut préserver ;
Qu’elle constate que le projet d’Usine Northvolt est situé sur les rives de la rivière Richelieu et peut poser un risque pour ses écosystèmes en cas de fuite de sols contaminés, notamment ;
Qu’en conséquence, elle demande au gouvernement de garantir que les travaux et les opérations de l’usine de Northvolt ne présentent aucun risque pour la biodiversité de la rivière Richelieu. »
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