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La Commission scolaire prolonge le délai

Les écoles de la Commission scolaire des Patriotes doivent trouver des moyens pour qu’en 2020, 86 % des élèves obtiennent un diplôme d’études.

Les écoles de la Commission scolaire des Patriotes doivent trouver des moyens pour qu’en 2020, 86 % des élèves obtiennent un diplôme d’études.

Afin de permettre aux conseils d’établissement de son territoire de se réunir et d’étudier à nouveau la situation, la Commission scolaire des Patriotes (CSP) a prolongé de quelques semaines la date limite de remise des conventions de gestion signées. Au moment de mettre le journal sous presse, 50 écoles sur 63 avaient signé ladite convention.

Rappelons qu'à la suite du désir de l’ancienne ministre de l’Éducation, Michelle Courchesne, d’augmenter à 80 % le pourcentage d’élèves diplômés au Québec, les commissions scolaires sont tenus de signer des ententes de partenariat pour déterminer les mesures qui seront prises par celles-ci pour augmenter le nombre d’élèves diplômés en fonction de la réalité du milieu.

« Pour la Commission scolaire des Patriotes, la cible à atteindre en 2020 est de 86 % », explique Lyne Arcand, conseillère en communications pour l’organisme public. Dans cette convention, les écoles doivent indiquer les stratégies qu’elles comptent mettre en place pour atteindre l’objectif du gouvernement.

Au cours des dernières semaines, les conseils d'établissement de près de 20 écoles primaires et secondaires de la CSP ont refusé de signer la convention pour signaler leur opposition à ce projet de cibles chiffrées, dont l'école secondaire Polybel et l’école Le Tournesol, à Beloeil, ainsi que l’école des Trois-temps, à Saint-Marc-sur-Richelieu.

La CSP a fait parvenir à tous les présidents des conseils d'établissement qui ont rejeté la convention de gestion une lettre de mise en demeure les exhortant à approuver la convention de gestion d'ici le 30 avril. En cas de refus, la CSP, qui ne voulait pas se retrouver dans l’illégalité, menaçait d’appliquer un article de la Loi sur l'instruction publique qui lui permettrait de substituer ses décisions à celles de l'établissement en signant la convention de gestion directement avec le directeur de l'école.

Finalement, pour ne pas jeter de l'huile sur le feu, la CSP a décidé de prolonger le délai de signature. « Nous nous attendons à ce que le tout se finalise à la fin du mois de mai », espère Lyne Arcand.

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