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Herbe à poux : il faut l'arracher maintenant

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27 juillet 2011
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Par Yves Bélanger

Chaque été, de nombreuses personnes se trouvent face à un ennemi majeur : l'herbe à poux qui libère dans l'air un pollen leur causant des allergies. Santé publique Montérégie invite les citoyens à rechercher et, surtout, arracher les plants de cette herbe des plus nuisibles.

Le Dre Jocelyne Sauvé mentionne que c'est actuellement le bon moment pour agir. Elle explique que chaque citoyen peut faire la différence dans l’amélioration de la santé des personnes allergiques au pollen de l’herbe à poux en arrachant ou en coupant le plant « Ceci a pour effet de donner un peu de répit aux personnes allergiques qui doivent vivre avec de la congestion nasale, des yeux larmoyants et même des crises d’asthme. »

Facile à reconnaître, le feuillage vert grisâtre de l’herbe à poux est très dentelé et est semblable à celui de la carotte. « Ses fleurs jaunâtres sont regroupées en épis au sommet des tiges. La plante se retrouve particulièrement en bordure des trottoirs, dans les plates-bandes ou sur de la terre à nue. Elle est sans risque lorsqu’on la touche », précise Dre Sauvé, ajoutant qu'il est primordial de l’arracher ou de la tondre avant la fin de juillet, soit avant qu’elle commence à libérer son pollen dans l’air.

Une étude de la Direction de santé publique de la Montérégie, parue en juin dernier, concluait qu’il était non seulement possible, mais également facile et peu coûteux de réduire efficacement et significativement la quantité de pollen de l’herbe à poux dans l’air et son impact sur la santé de la population.

En effet, la communauté de Salaberry-de-Valleyfield, municipalité où a été menée cette étude, a démontré qu’en mobilisant certains partenaires clés (milieux municipal, gouvernemental et industriel) autour de cette problématique, il était possible d’améliorer la santé des personnes allergiques

« En trois ans d’étude, nous avons observé que la concentration de pollen dans le milieu résidentiel avait diminué de 58 %, ce qui a eu pour effet d’atténuer de moitié l’intensité des symptômes de rhinite allergique chez une personne sur deux », souligne Dre Sauvé.

La coupe de l’herbe à poux, réalisée à deux reprises au cours de l’été, à la mi-juillet et à la mi-août, a fortement contribué à réduire les quantités de pollen dans l’air. Cette mesure a été pratiquée entre autres sur les bords de routes et les terrains des industries, des sites très colonisés par l’herbe à poux.

Une préoccupation importante de santé publique

Le pollen de l’herbe à poux est très allergène. Il est la cause de la moitié de tous les cas d’allergies aux pollens rapportés en Amérique du Nord. Près de 18 % de la population québécoise âgée de 5 ans et plus souffre d’allergie à ce pollen (rhinite, conjonctivite, aggravation de l’asthme, fatigue, perte de productivité, etc.). Les coûts pour la société sont de 156 à 240 millions $ par année. Les changements climatiques anticipés, l’allongement des saisons polliniques et l’accroissement des concentrations de pollen d’herbe à poux laissent croire que la population allergique sera en augmentation au cours des prochaines décennies.

La représentante de Santé publique Montérégie mentionne qu'il est possible d'obtenir plus d’information sur l’herbe à poux et visionner la vidéo de Montérégiens agissant collectivement pour contrôler l’herbe à poux dans leur environnement sur le site www.santemonteregie.qc.ca/santepublique ou le www.herbeapoux.gouv.qc.ca.

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