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Semaine de prévention du suicide : de l’aide pour ne pas rester seul

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6 février 2012
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Les personnes vivant des moments de détresse ne sont pas seules. En effet, il existe en Montérégie une multitude de services d’aide et d’écoute vers lesquels elles peuvent se tourner.

C’est ce qu’a tenu à rappeler la Dre Jocelyne Sauvé, directrice de santé publique de la Montérégie, à l’occasion d’une conférence de presse tenue au Centre de prévention du suicide du Haut-Richelieu pour lancer la semaine de prévention du suicide, qui se déroule du 5 au 11 février.

« Que ce soit dans les centres de santé et de services sociaux (CSSS), dans les centres de prévention du suicide et les centres de crises, ou en contactant la ligne québécoise d’intervention suicide, tous les intervenants de la région conjuguent leurs efforts et collaborent ensemble afin de créer un vaste réseau d’aide et de soutien », a souligné Mme Sauvé.

Situation préoccupante

Les dernières données démontrent que de 1999 à 2009, le nombre de décès par suicide a baissé de 33 % dans la région. On déplorait 245 décès en 1999, comparativement à 165 en 2009. Cette baisse, qui est observable tant en Montérégie qu’à l’échelle de la province, est aussi constatée dans tous les groupes d’âge, autant chez les femmes que chez les hommes.

« Ces données nous encouragent à poursuivre notre mobilisation ainsi que nos actions de prévention, a mentionné la Dre Sauvé. Par contre, la bataille est loin d’être gagnée. Le Québec figure encore parmi les populations présentant les taux les plus élevés de mort par suicide des pays industrialisés. De plus, au Québec, selon des chiffres de 2008, le suicide était la première cause de décès chez les 25-29 ans et les 30-34 ans, et la deuxième chez les 10-24 ans et les 35-44 ans. »

La Montérégie peut compter sur la collaboration de plusieurs acteurs qui se mobilisent afin de prévenir le suicide. Les onze CSSS et les sept centres de prévention du suicide et centres de crises offrent de l’aide et du soutien professionnel aux personnes qui songent à se suicider, ainsi qu’à leurs proches. Ils accompagnent également les personnes endeuillées à la suite d’un suicide.

Des réseaux de Sentinelles sont également implantés un peu partout. Ces réseaux sont constitués de citoyens ayant reçu une formation spécifique pour détecter des indices d’intention suicidaire.

Le programme CAFE s'adresse aux jeunes de 5 à 17 ans ainsi qu’à leur famille et offre une intervention immédiate en situation de crise.

Les personnes inquiètes pour un proche et qui se demandent comment intervenir peuvent rejoindre la ligne québécoise d’intervention suicide au 1 866 277-3553. L’information sur les services offerts par les CSSS et par les centres de prévention du suicide et les centres de crises est aussi disponible à ce numéro, ou en consultant le site www.parlerdusuicide.com. (M.L.)

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