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Des Otterburnois s'opposent à la vente du boisé de la rue des Perdrix

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26 mars 2012
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Par Isabelle Laramée

Plusieurs résidants ont exprimé leur mécontentement à propos de la vente possible du boisé situé sur la rue des Perdrix, à Otterburn Park, à l'occasion de la séance du conseil municipal du 19 mars.

La Ville souhaite faire passer le zonage de ce terrain de 104 mètres de largeur et de 30 mètres de profondeur de parc à résidentiel, afin d'en permettre la vente et que des résidences y soient construites.

Pour les citoyens opposés au projet, le quartier perdrait son côté naturel et champêtre advenant la vente du boisé. On éliminerait de plus une zone de protection essentielle à la survie de nombreuses espèces d'oiseaux, disent-ils, compte tenu de la présence du Centre de réhabilitation des oiseaux blessés, qui est à côté.

« Je pense qu'ils se sont précipités pour une opportunité d'argent sans prendre le pouls de la population d'Otterburn Park », déplore l'ex-conseillère municipale Marilyn Michel. Pour cette dernière, la Ville devrait plutôt faire de ce terrain une zone verte destinée à la conservation.

Le maire Gérard Boutin explique que la portion visée n'est qu'une petite partie d'un grand espace boisé qui regroupe des terrains privés. « L'espace qui appartient à la Ville est une lisière qui a la même profondeur que les terrains privés adjacents, sur lesquels des résidences sont construites, soit 30 mètres. L'espace privé qui sert de refuge pour les oiseaux de proie est suffisant en soi. Nous n'empièterons pas sur le terrain du Centre de réhabilitation des oiseaux blessés », assure-t-il.

Selon le directeur des Services techniques et de l'urbanisme de McMasterville et résidant du quartier, Charles Laliberté, la vente du boisé irait à l'encontre d'une vision à long terme de développement durable. « Je reproche à ce projet d'enlever un boisé, alors que toutes les villes environnantes souhaitent conserver les arbres. À l'heure où on est rendu, les boisés en milieu résidentiel sont devenus précieux », dit l'Otterburnois.

Le boisé de la rue des Perdrix est situé à l'extrémité du Centre de réhabilitation des oiseaux blessés. En plus d'héberger plusieurs espèces d'oiseaux, l'endroit contribue à préserver le mont Saint-Hilaire, considère M. Laliberté.

Le conseil maintient sa position

Durant la dernière séance du conseil, la conseillère Clarisse Viens a demandé l'annulation de la résolution qui autoriserait la vente du terrain. Cette dernière estime que « des informations précises ont été omises pour éclairer les décisions ». Un seul membre du conseil, soit Richard Ruest, l'a appuyée.

Certains résidants ont reproché aux élus de ne pas avoir rencontré la propriétaire du Centre de réhabilitation des oiseaux blessés. À ce sujet, le conseiller Richard Ruest a dit avoir appris de la direction générale de la municipalité que le propriétaire du Centre, Horst Roth, était décédé et « qu'il n'y avait plus vraiment personne » qui s'occupait de l'endroit.

Présente dans la salle, la veuve du propriétaire, Annemarie Roth, s'est alors levée d'un bond. Elle a affirmé toujours être la directrice de ce Centre.

Pour le conseiller Jean-Marc Fortin, qui agissait comme maire suppléant durant la séance, la vente de ce boisé permettrait à la Ville de d'obtenir environ 400 000 $. Ce montant pourrait servir à faire des travaux d'amélioration dans différents parcs de la ville.

« Nous sommes élus pour décider et, malheureusement, on ne pourra pas faire l'unanimité. Ceci dit, on a pris notre décision, car on pense être dans l'intérêt de la population », a dit M. Fortin.

Le conseil n'a pas encore décidé de la façon de procéder. Un changement de zonage dans le cadre de la refonte des règlements d'urbanisme pourrait être effectué. La Ville organisera des consultations publiques afin de connaître le point de vue des citoyens.

Des résidants ont de leur côté lancé une pétition sur Internet pour conserver l'espace boisé. Au moment d'écrire ces lignes, 101 personnes avaient signé.

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