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Le parcours de neuf trous du Domaine de Rouville demeurera fermé

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15 juin 2012
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Par Isabelle Laramée

Les golfeurs devront encore attendre avant de pouvoir fouler le parcours de neuf trous du Domaine de Rouville. Le projet de loi privé visant à autoriser son exploitation, déposé par le député de Borduas Pierre Curzi à l’Assemblée nationale au début mai, ne sera pas débattu cette session. Construit sur un terrain zoné agricole, ce parcours ne peut pas être utilisé, et ce, depuis 35 ans.

L’histoire remonte à 1979, au moment de l’entrée en vigueur de la Loi sur la protection du territoire agricole. Propriétaire du Domaine de Rouville, la famille Robillard avait alors construit 80 % de ses installations actuelles. Seule la portion du parcours de 18 trous aujourd’hui exploitée avait pu être développée, puisque les travaux étaient déjà en cours lorsque la loi a été adoptée.

Malgré de nombreuses demandes d’autorisation refusées, le Domaine de Rouville avait quand même décidé d’aménager le parcours de neuf trous en 1984. Le parcours a été fermé en 1996, à la demande de la Cour supérieure. Depuis, d’autres demandes ont été faites, en vain.

La démarche de Pierre Curzi vise à autoriser l’utilisation commerciale du parcours, tout en gardant le terrain dans une zone agricole. Ainsi, advenant la fermeture du parcours, le terrain redeviendrait agricole.

Le report du vote du projet de loi, demandé par le ministre de l'Agriculture Pierre Corbeil, désole M. Curzi. « Le problème va demeurer, dit-il. Le projet de loi privé apparaissait comme la dernière solution possible, car le problème perdure depuis 35 ans. Je ne vois pas de fin à ce litige. »

Le député souligne toutefois que le projet de loi n’est pas retiré, mais repoussé à la fin de la prochaine session parlementaire, soit au début de décembre 2012. À moins qu’il y ait des élections entre temps… Pour expliquer sa décision, le ministre Corbeil a pour sa part dit vouloir trouver d'autres solutions.

Néfaste pour l'économie

Le préfet de la MRC de la Vallée-du-Richelieu, Gilles Plante, croit que la situation est néfaste pour l’économie de la région. « Je trouve ça triste pour la municipalité de Saint-Jean-Baptiste et pour la région. La demande aurait créé de l’emploi et consolidé le Domaine de Rouville. Il n’y a pas de gagnants dans le statu quo. » Il salue toutefois le fait que Pierre Corbeil veuille trouver une autre solution.

Luc Robillard, l’un des propriétaires du golf du Domaine de Rouville, ne souhaite pas commenter publiquement le dossier. Toutefois, il se demande pourquoi le nombre de terrains de golf a plus que doublé au Québec depuis l’entrée en vigueur de la Loi sur la protection du territoire agricole, passant de 140 à près de 350 en l'espace de 35 ans. « C’est une longue histoire qui ne semble pas vouloir se terminer », conclut-il.

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