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Les tiques ont élu domicile en Montérégie

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19 août 2012
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Les tiques sont de plus en plus présentes en Montérégie. Ces petits acariens qui s’agrippent au pelage d'animaux et parfois à l’humain peuvent être porteurs de la maladie de Lyme. La Santé publique de la Montérégie a dénombré la majorité des cas répertoriés dans la région de la vallée du Richelieu.

Selon l’organisme de santé publique, entre 2004 et 2011, 96 cas de cette maladie ont été enregistrés au Québec. Actuellement, les trois quarts de ces cas ont été attrapés à l’extérieur de la province, pour la plupart, dans le nord-est des États-Unis. Quinze cas ont toutefois été confirmés au Québec, dont 10 en Montérégie. La majorité provenait de la vallée du Richelieu.

« Nous avons une équipe qui travaille sur les zoonoses, une infection transmissible de l'animal à l'homme ou vice versa. Avant, la tique ne passait pas l’hiver. Nous savons maintenant qu’elle survit. Nos étés sont de plus en plus longs et les journées chaudes sont de plus en plus nombreuses, ce qui permet à la tique de survivre », explique Dre Jocelyne Sauvé, directrice de santé publique de la Montérégie.

La tique, qui provient des États-Unis, est en constante progression sur le territoire québécois. En entrevue à la radio de Radio-Canada, le professeur adjoint de la Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal, Patrick Leighton, estimait leur progression à 50 km par année vers le nord de la province.

M. Leighton, qui fait partie du groupe de recherche en épidémiologie des zoonoses et santé publique, estime qu’un Canadien sur cinq à l’est des Prairies cohabite actuellement avec des tiques. Il croit que ce chiffre passera à 80 % dans cinq ans.

« Avant, la tique ne passait pas l’hiver. Nous savons maintenant qu’elle survit. Nos étés sont de plus en plus longs et les journées chaudes sont de plus en plus nombreuses, ce qui permet à la tique de survivre » Dre Jocelyne Sauvé, directrice de santé publique de la Montérégie

La maladie de Lyme

Environ une tique sur dix est porteuse de la maladie de Lyme. L'insecte peut la transmettre à l’humain en cas de piqûre. La maladie, qui débute souvent par une rougeur localisée au site de la piqûre, peut devenir très nuisible si elle n’est pas traitée.

Des lésions cutanées multiples, des malaises généraux accompagnés de fièvre peuvent survenir dans le mois suivant la piqûre. Des syndromes neurologiques, des problèmes cardiaques et articulaires peuvent aussi apparaître. La maladie de Lyme est toutefois facilement traitable, par une prise d’antibiotique.

La Dre Sauvé souligne que la maladie peut être transmise seulement si la tique reste « accrochée » au corps plus de 24 heures. « C’est une maladie extrêmement rare. Il ne faut pas s’inquiéter outre mesure. On doit simplement rester vigilant. »

Présente au mont Saint-Hilaire, la tique n’inquiète pas non plus David Maneli, coordonnateur de la conservation et des affaires universitaires à la Réserve naturelle Gault. « Je trouve la situation similaire avec ce qui s’est passé pour le virus du Nil. Toutefois, il faut aller dans la forêt pour se faire piquer par la tique. Le risque est alors moins grand », dit-il, rappelant que la venue de nouveaux insectes est une réalité qui fait partie des changements climatiques.

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