Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Gaz de schiste : Québec exige le démantèlement du puits de Saint-Denis

durée 00h00
21 janvier 2014
ici

commentaires

ici

likes

imprimante
email
Par Isabelle Laramée

Le gouvernement du Québec exige que le puits de gaz de schiste de Saint-Denis-sur-Richelieu soit démantelé.

Dans une lettre que le Vallée-du-Richelieu Express.ca a obtenue, la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) demande en effet à la compagnie albertaine Canadian Forest Oil de défaire ses installations gazières situées sur le chemin Yamaska.

« Les mesures d’atténuation et de remise en état des lieux devront être respectées. Pour plus de clarté, la Commission spécifiera que le démantèlement du site comprend la coupe du puits à une profondeur de deux mètres sous le niveau du sol », peut-on lire.

Installé depuis novembre 2010, le puits a été creusé, mais n’a jamais été exploité. Le bail du terrain de 2,1 hectares sur lequel il est installé prendra fin le 29 janvier prochain.

Eliane Sfeir, directrice responsable des communications et des relations publiques à la CPTAQ, souligne que ces procédures sont normales. « Cette correspondance est de coutume dans le cas des décisions assujetties à des conditions, comme c’est le cas pour ce dossier. Cette lettre, habituelle, constitue un rappel qui est acheminé aux parties concernées avant échéance. »

Réactions positives

Il s’agit d’une très bonne nouvelle selon le maire de Saint-Denis-sur-Richelieu, Jacques Villemaire. Celui-ci craignait entre autres la contamination des puits artésiens situés à proximité.

« Nous avions passé une résolution contre l’installation gazière et nous avions bloqué l’accès à l’eau potable à la compagnie. Mais ces gens-là ont tous les droits et c’est l’équivalent de se battre contre le vent. Ils avaient même le droit d’exproprier les gens qui refusaient le projet », explique M. Villemaire, soulignant que l’aide du gouvernement est bienvenue.

L’administrateur et recherchiste pour le Collectif moratoire, alternative, vigilance et intervention, Albert Geuzaine, espère que la demande de remise en état des lieux sera respectée par la compagnie. Même son de cloche du côté du fondateur du Comité contre l’exploitation des gaz de schiste de Saint-Denis-sur-Richelieu, Louis Hone.

Ce dernier doute toutefois que le démantèlement soit effectué rapidement par l'entreprise. « Nous restons méfiants, dit celui qui habite à 500 mètres du puits. Une compagnie qui a mis 10 M$ dans un trou ne devrait pas fermer boutique si facilement. »

Au moment de publier ces lignes, la compagnie Canadian Forest Oil n’avait toujours pas rappelé le Vallée-du-Richelieu Express.ca.

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié hier à 12h00

Un gène est mis en cause pour une forme rare d'épilepsie

Des chercheurs montréalais ont identifié un nouveau gène qui serait responsable d'une forme rare et grave d'épilepsie. Cette découverte réalisée par une équipe du Centre de recherches du Centre hospitalier de l'Université de Montréal pourrait éventuellement permettre de diagnostiquer la maladie chez des patients chez qui elle demeure pour le ...

Publié le 20 mars 2026

Grève, manif et autres, le «Communautaire à boutte» à compter de lundi

À compter de lundi, des groupes communautaires de tout le Québec se feront voir et entendre, parfois par des journées de grève, parfois par des activités populaires ou des manifestations, dans le cadre du mouvement «Le Communautaire à boutte». Cette vague de mobilisation culminera par un rassemblement devant l'Assemblée nationale, à Québec, le 2 ...

Publié le 20 mars 2026

Québec a perdu plus de 50 000 immigrants temporaires depuis l'an dernier

Le nombre de résidents non permanents a diminué de 51 413 entre janvier 2025 et janvier 2026 au Québec, selon l’Institut de la statique du Québec (ISQ). C’est dans la catégorie des titulaires de permis de travail que la baisse est la plus significative. Ils sont passés de 231 732 à 194 629 entre 2025 et 2026. Il s’agit d’une baisse de 37 ...