Publicité
23 août 2019 - 06:00

Le CEFIR obtient une subvention de Sécurité publique Canada

Par Salle des nouvelles

Le Centre d’expertise et de formation sur les intégrismes religieux, les idéologies politiques et la radicalisation (CEFIR) est fier d’annoncer l’obtention d’une nouvelle subvention de 304 253$ sur trois ans, de Sécurité publique Canada, dans le cadre du Fonds pour la résilience communautaire.

Le projet de recherche en question, Mouvements identitaires et d’extrême droite au Québec, sera réalisé par le CEFIR, en partenariat avec le Service de police de l'agglomération de Longueuil, le cégep de Saint-Jean-sur-Richelieu, le Cégep de Saint-Hyacinthe et le collège militaire royal de Saint-Jean.

En plus du directeur et chercheur principal du CEFIR, Martin Geoffroy, et du directeur adjoint, Louis Audet-Gosselin, cinq cochercheurs participeront au projet : Louis Brunet, professeur en psychologie à l'UQAM; André Gagné, professeur en Études théologiques à l'Université Concordia; Marc Imbeault, professeur de philosophie au Collège militaire royal de Saint-Jean, Nanette Norris, professeure de littérature au Collège militaire royal de Saint-Jean et Stéphanie Tremblay, professeure en Sciences de l'éducation à l'UQAM.

« Cette subvention vient consolider le positionnement stratégique du CEFIR au Québec comme un centre de recherche et de formation qui contribue à la résilience de sa communauté face à la polarisation sociale. La normalisation des discours d’extrême droite doit être, au même titre que celle de tous les discours extrémistes, limitée grâce à la pédagogie sociale et numérique », a mentionné Martin Geoffroy.

Des outils de formation nécessaires

Le projet vise à dresser un portrait de la mouvance d’extrême droite au Québec, à mieux comprendre les déterminants qui influencent l’adhésion à ces groupes et à outiller les acteurs de notre communauté pour conduire celle-ci vers une meilleure résilience. Dans une première phase, les chercheurs brosseront un état des lieux grâce à des entretiens et une étude de la presse et des réseaux sociaux québécois.

Dans une deuxième phase, différents outils de formation, tels que des trousses, des ateliers, des conférences de vulgarisation et des publications, seront produits. Ils permettront de former différents intervenants en santé et services sociaux aux enjeux d’extrême droite.


C’est le Centre canadien d’engagement communautaire et de prévention de la violence, lancé en 2017 par Sécurité publique Canada, qui a mis sur pied le Fonds pour la résilience communautaire afin d’appuyer les partenariats et l’innovation dans la lutte contre la radicalisation menant à la violence au Canada. Cet appui financier s’inscrit tout à fait dans la mission du CEFIR en permettant la création de nouveaux outils de prévention de la radicalisation.

À propos du CEFIR

Le Centre d’expertise et de formation sur les intégrismes religieux, les idéologies politiques et la radicalisation (CEFIR) est né en 2016 d’un partenariat entre le cégep Édouard-Montpetit, les cégeps de Saint-Hyacinthe et de Saint-Jean-sur-Richelieu et le Collège militaire royal de Saint-Jean. Hébergé et dirigé par le cégep Édouard-Montpetit, ce centre vise à prévenir la radicalisation en amont chez les jeunes grâce à une approche scientifique novatrice et collaborative entre chercheurs et intervenants du milieu.

Le travail de recherche réalisé en étroite collaboration avec les professeurs des cégeps partenaires permet de bien connaître la réalité du terrain. Ces échanges sont un terreau fertile pour assurer le développement d’un programme d’éducation populaire, des outils pédagogiques et des formations dédiés principalement aux établissements d’enseignement et aux organismes communautaires. 

Publicité

Commentez cet article

Un ou plusieurs champs sont manquants ou invalides:





Vallée-du-Richelieu Express se réserve le droit de ne pas publier ou de retirer les propos diffamatoires, obscènes, ainsi que les commentaires discriminatoires, tout comme ceux incitant à la haine ou la violence. De plus, l'écriture phonétique et les messages écrits en lettres majuscules ne seront pas acceptés.

Vous souhaitez commenter cet article ? Faites-le de façon intelligente. Quoique certains internautes se croient à l’abri en publiant des commentaires et en nous donnant de faux courriels, il est très facile de les retracer. En cas de plainte pour diffamation ou menaces, Vallée-du-Richelieu Express collaborera avec les autorités en leur remettant les informations desdites personnes.