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Sauvetage et relocalisation lors de l'assèchement d'écluse

Canal-de-Chambly : des dizaines de milliers de poissons sauvés

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17 décembre 2019
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Par Salle des nouvelles

Plus de 50 000. C’est le nombre de poissons sauvés et relocalisés dans la rivière Richelieu au cours des dernières semaines par des équipes de Parcs Canada et du Covabar, le Comité de concertation et de valorisation du bassin de la rivière Richelieu. Deux exercices de sauvetage et de relocalisation de poissons captifs de mares résiduelles lors de l’assèchement des sas des écluses nos 1, 2, 3 (à Chambly) et 9 (à Saint-Jean-sur-Richelieu) pour permettre la réalisation des travaux d’entretien ont été réalisés cet automne, permettant ainsi de sauver des dizaines de milliers de poissons.

Que ce soit pour des fins d’inspection ou pour réaliser des travaux, il arrive que Parcs Canada abaisse le niveau de l’eau du canal de Chambly. Au cours de cette procédure opérationnelle, la plupart des poissons quittent le canal avec l’eau, mais d'autres peuvent rester piégés dans l’écluse. C’est dans ce contexte qu’un sauvetage de poissons est organisé chaque fois qu’une écluse doit être mise à sec.

Deux méthodes de capture

Pour le sauvetage, la technique de capture de la senne à bâtons a été choisie. Cette technique permet de longer les parois des écluses à l’aide d’un grand filet tout en créant un confinement étanche. La senne utilisée est assez large pour qu’un bon arrondi se forme au centre; de cette manière, un maximum de poissons se retrouve dans la poche de capture. Cette dernière est ensuite fermée et apportée près d’une nacelle.

Les poissons sont alors transvidés dans des bacs afin que les biologistes du Covabar puissent estimer l’abondance et la diversité des espèces. Lorsque la poche est vidée et que les bacs sont remplis, ces derniers sont fermés puis placés dans la cage avant d’être hissés en haut de l’écluse par une grue (écluses nos 1, 2 et 3) et un chariot élévateur télescopique de type Skytrak (écluse no 9).        

Chaque fois qu’un bac est sorti de l’écluse, les responsables l’acheminent immédiatement vers le site de relâche (la rivière Richelieu) en utilisant la grue ou le Skytrak.

À l’écluse no 9, la configuration de l’écluse génère deux petites zones où l’eau s’accumule entre les portes et les seuils. Puisque la senne ne peut être utilisée dans ces zones, la bourrole (sorte de cage à poissons) a été utilisée.

Sous surveillance

La concentration d’oxygène dans l’eau a été l’un des éléments les plus surveillés durant l’opération, principalement à l’écluse no 1 en raison d’une grande quantité de poissons détectée lors de précédentes inspections.

En effet, les experts présents sur le site ont déployé plusieurs efforts pour noter les mesures de l’oxymètre et ainsi s’assurer que la concentration d’oxygène ne descendait pas en deçà du seuil critique, sans quoi la procédure d’urgence aurait dû être déployée.

Espèces sauvées

Parmi les espèces identifiées, notons la perchaude, l’achigan à petite bouche et le crapet-soleil. On pense aussi avoir observé un chevalier cuivré, désigné « menacé » selon la Loi sur les espèces menacées et vulnérables du gouvernement du Québec et en « voie de disparition » selon la Loi sur les espèces en péril du gouvernement du Canada. Les manipulations qui auraient permis de confirmer cette bonne nouvelle auraient mis en péril la vie du poisson. 

Plus de 50 000 individus ont ainsi pu être sauvés à l’écluse no 9, tandis que ce sont près de 1000 poissons qui ont été relâchés dans le bassin de Chambly, près de l’écluse no 1.

 

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