Des solutions à court, moyen et long termes sont en cours
Mauvaises odeurs: la Ville de Chambly se veut rassurante
La Ville a expérimenté, dans la semaine du 15 juin, un produit visant à masquer les odeurs.
Plusieurs citoyens soulignent une forte présence d’odeurs désagréables dans le secteur de la station d’épuration des eaux usées, lesquelles sont liées à une multitude de facteurs. Aussi, la Ville de Chambly a tenu à préciser qu'elle ne prend pas cette situation à la légère. Elle a donc exposé les différents gestes et pistes de solutions envisagées.
Pour assainir les cours d’eau, la Ville de Chambly investit beaucoup d’argent annuellement, afin de séparer ses réseaux d’égouts, pour éviter que les eaux pluviales se déversent dans l’égout sanitaire, causant des débordements dans le Richelieu.
Par ailleurs, nombre de citoyens utilisent des dispositifs, tels que des toilettes et des laveuses à économie d’eau, contribuant au fait que les eaux usées arrivent trop chargées en boues à la station d’épuration. Cette surcharge de boues résulte en une baisse du taux d’oxygène, faisant en sorte que le traitement des eaux usées devient très odorant. Même si les eaux rejetées après le traitement, dans la rivière, respectent les normes environnementales, les étangs aérés ne sont pas en mesure d’effectuer le traitement adéquat pour enrayer les odeurs.
Le problème est donc directement lié à l’accumulation de boues. Aussi, bien que la Ville se charge de retirer davantage de tonnes annuellement, le tonnage enlevé n’est jamais suffisant par rapport à celui dirigé vers les étangs, faisant en sorte que la municipalité ne parvient pas à enrayer le problème. Voilà pourquoi la Ville revoit actuellement son système de traitement des eaux.
Brumisation dès le 2 juillet
La Ville a expérimenté, dans la semaine du 15 juin, un produit visant à masquer les odeurs. Efficace pendant quelques jours, celui-ci a perdu l’effet escompté à l’arrivée de la canicule, qui a provoqué l’arrêt des équipements à la suite d’une surchauffe. Aussi, sachant qu’il y aura d’autres vagues de chaleur et constatant que le processus n’a pas été concluant, la Ville ne perdurera pas avec cette méthode. Parallèlement, la municipalité déploie tous les efforts nécessaires pour réparer les aérateurs défectueux, essentiels au processus d’aération des étangs et à la réduction des odeurs qui en découlent.
Un plan B a donc été mis en place afin de tenter de masquer les odeurs, à l’aide d’un système de brumisation à haute pression. Ce système, qui sera en fonction dès le 2 juillet, permettra de produire, à l’aide de buse, une fine bruine volatile, qui se transportera et se mélangera avec l’air vicié. La firme en charge de cette solution prévoit être en mesure de réduire les odeurs à la hauteur de 50 %.
Solution à moyen terme
La municipalité a lancé un appel d’offre, afin d’octroyer un mandat visant à réduire le nombre de boues dans les étangs, par le biais de l’injection d’une bactérie qui digère ces dernières et enrayant les odeurs par le fait même.
Ce traitement a fait ses preuves dans d’autres villes. Puisque les règles en matière de gestion contractuelle s’appliquent, le traitement sera effectué uniquement vers la fin juillet et la mi-août. Voilà pourquoi la Ville doit, en attendant, opter pour la solution à court terme.
Solution à long terme
Une firme est déjà mandatée pour revoir le système d’assainissement des eaux usées, qui a été conçu il y a 30 ans. Le système d’aération, conçu dans les années 1990, doit être mis à jour afin que le pourcentage d’oxygène soit optimisé selon les contraintes actuelles et adapté au fait qu’il y a moins d’eau dans le réseau sanitaire.
Pour plus de détails, les citoyens peuvent communiquer avec le service technique au 450 658-2626 pendant les heures de bureau.
RECOMMANDÉS POUR VOUS

Le Bureau de la concurrence enquête sur les politiques de prix annoncé minimal
Le Bureau de la concurrence ouvre une enquête sur l’utilisation des politiques de prix annoncé minimal dans le secteur de l’épicerie. L’autorité de régulation estime que ces politiques peuvent empêcher les détaillants de faire la promotion de leurs prix les plus bas, ce qui risque de priver les consommateurs d'aubaines et de restreindre ...
LIRE LA SUITE
Les boissons chaudes augmenteraient le risque de cancer de l'œsophage
La consommation régulière de boissons extrêmement chaudes, comme du thé ou du café, pourrait tripler le risque de cancer de l'œsophage, prévient une nouvelle étude britannique. Le risque concerne plus spécifiquement la forme la plus courante de cancer de l'œsophage, le carcinome épidermoïde de l'œsophage. «Des études asiatiques ont ...
LIRE LA SUITE
72 % des Québécois appuient une loi sur la qualité de l'air
Une majorité de Québécois se disent préoccupés par la qualité de l’air et appuient l’adoption d’une loi qui établirait une stratégie québécoise sur la qualité de l’air, selon un sondage d'opinion mené par la firme Léger pour le compte de l'Association québécoise des médecins pour l'environnement (AQME). Le coup de sonde ...
LIRE LA SUITE