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16 septembre 2020 - 11:10

Fermeture pour la journée complète

En Montérégie, les RSG en milieu familial de la CSN en grève

Par Salle des nouvelles

Les RSG en milieu familial de la Montérégie, celles de Saint-Hyacinthe, de Saint-Jean-Sur-Richelieu, de Brossard et de Longueuil ont fermé leurs portes pour la journée complète hier. Elles ont manifesté devant le bureau d’Isabelle Charest, ministre de la Condition féminine au gouvernement du Québec. Pour elles, il s’agit d’un moyen de pression ultime des RSG dans le cadre d’une grève tournante qui affectera l’ensemble des régions du Québec dans la semaine du 14 au 18 septembre.

« Ce n’est certainement pas de gaieté de cœur que les RSG déclenchent une grève de 24 heures, alors que les parents de notre région ont besoin de leurs services. Cependant, ceux-ci sont solidaires et comprennent que ces conditions de travail sont inacceptables », précise Annette Herbeuval, présidente du Conseil central de la Montérégie – CSN. « Ce métier est pratiqué essentiellement par des femmes, que l’on maintient dans des conditions précaires. C’est pourquoi elles sont venues aujourd’hui parler à la ministre de la Condition féminine. »

« Personne n'accepterait un salaire aussi bas »

Les RSG en milieu familial travaillent une cinquantaine d’heures par semaine afin de s’adapter aux horaires des parents. Dans les faits, le ministère de la Famille ne les paie que 35 heures par semaine.

Résultat ? Ces RSG gagnent en moyenne 27 000 $ par année, après avoir couvert toutes les dépenses.

« Personne n’accepterait un salaire aussi bas pour autant d’heures travaillées. C’est pourquoi des centaines de femmes désertent la profession et ferment définitivement leur service de garde à la maison », s’attriste Annie Sénécal, elle-même RSG en milieu familial et présidente du syndicat des RSG du BC Joie de vivre – CSN.

« Propos méprisants du gouvernement »

À l’initiative de la CSN, un conciliateur va tenter de favoriser une reprise des négociations avec le gouvernement du Québec. Cependant, à la table de négociation, plusieurs déclarations des vis-à-vis gouvernementaux ont laissé entrevoir le mépris pour nos demandes légitimes.

« Quand on nous répète que l’on amuse les enfants dans nos maisons et que l’on travaille moins fort à certains moments parce qu’ils ne sont pas tous là en même temps, c’est insultant et dégradant », s’insurge Karine Morriseau, elle-même RSG et représentante du secteur des RSG de la FSSS – CSN.

Il faut que le gouvernement Legault admette que les RSG en milieu familial sont des professionnelles de la petite enfance, qu’elles sont essentielles et qu’elles méritent un salaire équitable, équivalent aux emplois comparateurs.

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