Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Selon une étude américaine

Un tiers des espèces d’insectes pourrait disparaître d’ici la fin du siècle

durée 12h10
26 avril 2022
ici

commentaires

ici

likes

imprimante
Stéphane Tremblay
Par Stéphane Tremblay, Journaliste

Une récente étude confirme les appréhensions des scientifiques à l’effet qu’un tiers des espèces d’insectes pourrait disparaître d’ici la fin du siècle. Déjà, près de la moitié de toutes les espèces dans le monde sont en déclin. 

Les deux principaux facteurs aggravants: la température qui se réchauffe et l’utilisation de pesticides.

À court terme, ce sont les bourdons les plus menacés. Ils résistent moins au réchauffement de la planète. Les abeilles coupeuses de feuilles et les abeilles maçonnes sont également en baisse, sauf que les abeilles résistent mieux au réchauffement climatique que les bourdons. 

En effet, l’étude américaine, publiée dans la revue Proceedings of the Royal Society B, prévoit davantage d'abeilles de petite taille, moins de bourdons. Le changement climatique influence sur la taille de ces insectes. 

Des scientifiques ont capturé 20 000 insectes de la famille des abeilles sur une période de huit ans dans les montagnes Rocheuses afin d'étudier comment les différentes familles réagissaient au changement des conditions climatiques. 

Selon les auteurs de l'étude, la zone de moyenne montagne de laquelle sont issus les échantillons est « particulièrement vulnérable au changement climatique et pourraient remodeler radicalement les communautés d’abeilles » en général en raison des températures de printemps plus douces et une fonte des neiges précoce.

Les chercheurs mentionnent aussi avoir constaté que l'abondance des abeilles spécialisées dans le creusement des rayons du nid et des abeilles de grande taille diminuait avec l'augmentation des températures, contrairement aux abeilles plus petites nichant dans le sol qui augmentait. 

Une pollinisation réduite

Selon l’ONU, les insectes sont les principaux pollinisateurs dans le monde : 75 % des 115 principales cultures dépendent de la pollinisation animale, dont le cacao, le café, les amandes ou les cerises.

Les répercussions risquent donc de s’étaler dans tout l’écosystème souligne les spécialistes. Ils craignent que le réchauffement climatique ait « des effets en cascade sur la pollinisation et le fonctionnement des écosystèmes. La perte d’abeilles plus grosses, qui volent plus loin pour chercher leur nourriture, pourrait entraîner une réduction dans la pollinisation longue distance ». 

Ces résultats concordent avec d’autres études dans le passé montrant que les bourdons pollinisateurs dominants dans de nombreux écosystèmes sont plus vulnérables. Ils ont une tolérance à la chaleur plus faible et se déplacent vers des régions plus fraîches à des altitudes plus élevées lorsque les températures grimpent. La taille de leur corps et leur comportement au nid les rendent plus fragiles à un climat qui se réchauffe.

 

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié hier à 18h00

Des associations demandent l'arrêt de l'extension de l'aide médicale à mourir

Inclusion Canada et des dizaines d'autres organisations œuvrant dans le domaine des handicaps et de la santé mentale demandent à Ottawa de renoncer à l'élargissement prévu de l'accès à l'aide médicale à mourir l'année prochaine. Les personnes dont la seule affection sous-jacente est une maladie mentale ne sont pas admissibles à l’aide médicale à ...

Publié hier à 14h00

Logement social: il reste du travail à faire, admet la ministre

Il reste du travail à faire en logement social, a convenu mardi la ministre responsable de l’Habitation, Karine Boivin Roy. Dans un échange en commission parlementaire, la députée libérale Virginie Dufour a déploré que le gouvernement soutenait financièrement des projets immobiliers où le loyer s'élève à plus de 1600 $, en citant notamment un ...

Publié le 25 mai 2026

Difficulté en lecture: un obstacle pour les travailleurs qui changent de domaine

Près de trois millions de Québécois éprouvent des difficultés en lecture. C’est un obstacle supplémentaire à la requalification des travailleurs à un moment où l’intelligence artificielle (IA) menace de perturber de nombreux emplois. Un peu plus de la moitié des Québécois ont un niveau insuffisant de littératie pour comprendre un texte plus ...