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Selon une étude américaine

Un tiers des espèces d’insectes pourrait disparaître d’ici la fin du siècle

Un tiers des espèces d’insectes pourrait disparaître d’ici la fin du siècle
Photo: Archives

Une récente étude confirme les appréhensions des scientifiques à l’effet qu’un tiers des espèces d’insectes pourrait disparaître d’ici la fin du siècle. Déjà, près de la moitié de toutes les espèces dans le monde sont en déclin. 

Les deux principaux facteurs aggravants: la température qui se réchauffe et l’utilisation de pesticides.

À court terme, ce sont les bourdons les plus menacés. Ils résistent moins au réchauffement de la planète. Les abeilles coupeuses de feuilles et les abeilles maçonnes sont également en baisse, sauf que les abeilles résistent mieux au réchauffement climatique que les bourdons. 

En effet, l’étude américaine, publiée dans la revue Proceedings of the Royal Society B, prévoit davantage d'abeilles de petite taille, moins de bourdons. Le changement climatique influence sur la taille de ces insectes. 

Des scientifiques ont capturé 20 000 insectes de la famille des abeilles sur une période de huit ans dans les montagnes Rocheuses afin d'étudier comment les différentes familles réagissaient au changement des conditions climatiques. 

Selon les auteurs de l'étude, la zone de moyenne montagne de laquelle sont issus les échantillons est « particulièrement vulnérable au changement climatique et pourraient remodeler radicalement les communautés d’abeilles » en général en raison des températures de printemps plus douces et une fonte des neiges précoce.

Les chercheurs mentionnent aussi avoir constaté que l'abondance des abeilles spécialisées dans le creusement des rayons du nid et des abeilles de grande taille diminuait avec l'augmentation des températures, contrairement aux abeilles plus petites nichant dans le sol qui augmentait. 

Une pollinisation réduite

Selon l’ONU, les insectes sont les principaux pollinisateurs dans le monde : 75 % des 115 principales cultures dépendent de la pollinisation animale, dont le cacao, le café, les amandes ou les cerises.

Les répercussions risquent donc de s’étaler dans tout l’écosystème souligne les spécialistes. Ils craignent que le réchauffement climatique ait « des effets en cascade sur la pollinisation et le fonctionnement des écosystèmes. La perte d’abeilles plus grosses, qui volent plus loin pour chercher leur nourriture, pourrait entraîner une réduction dans la pollinisation longue distance ». 

Ces résultats concordent avec d’autres études dans le passé montrant que les bourdons pollinisateurs dominants dans de nombreux écosystèmes sont plus vulnérables. Ils ont une tolérance à la chaleur plus faible et se déplacent vers des régions plus fraîches à des altitudes plus élevées lorsque les températures grimpent. La taille de leur corps et leur comportement au nid les rendent plus fragiles à un climat qui se réchauffe.

 

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