Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Aider le Ghana à traiter les déchets

Polytechnique: lancement de la Chaire UNESCO en électronique verte et soutenable

durée 13h15
19 juin 2023
ici

commentaires

ici

likes

 

vues

imprimante
email
Par La Presse Canadienne

Polytechnique Montréal accueillera les activités de la Chaire UNESCO en électronique verte et soutenable (ÉleVéS), qui implique des partenaires issus de trois continents.

Cette chaire se penchera sur les solutions pour améliorer le cycle de vie des dispositifs électroniques qui composent nos appareils et ainsi diminuer l’impact des déchets électroniques.

Le Ghana, un pays africain situé dans le golfe de Guinée, importe des centaines de milliers de tonnes de déchets électroniques chaque année.

La convention de Bâle interdit l’exportation de déchets contenant des produits toxiques, mais les vieux frigos, les ordinateurs un peu désuets et une panoplie d’autres déchets électroniques provenant d’Amérique du Nord et d’Europe trouvent leur chemin, par des circuits informels, jusque dans des pays asiatiques ou africains, comme le Ghana.

Certains de ces pays ont peu ou pas d’installation pour traiter ces déchets, alors les vieux frigos et autres rebus finissent par contaminer les sols, l'eau et l'air et représentent une menace à la biodiversité.

La Chaire UNESCO basée à Montréal cherchera des solutions à ces problèmes, notamment en misant sur le renforcement des capacités pour prolonger le cycle de vie des dispositifs électroniques et en développant de nouveaux matériaux, issus de la biomasse, pour concevoir des appareils électroniques.

Renforcement des capacités

Clara Santato est la titulaire de la nouvelle Chaire UNESCO. Son équipe, composée de chercheurs européens, africains et américains, travaillera notamment avec les communautés qui doivent prendre en charge la gestion des déchets électroniques provenant de l’Occident, pour mieux traiter ces appareils sur leur territoire.

« Comment il faut collecter ces déchets électroniques, comment il faut les séparer, comment on peut donner une deuxième vie? » et « comment, par exemple, ces déchets peuvent être utiles dans d’autres domaines comme l’énergie verte ou les technologies vertes? », a expliqué la professeure titulaire à Polytechnique Montréal.

De nouveaux matériaux issus de la biomasse

La Chaire UNESCO en électronique verte et soutenable étudiera également la conception d’appareils électroniques à faible empreinte environnementale, en utilisant par exemple des déchets de l’industrie forestière et de l’industrie alimentaire.

« Nous sommes en train d'étudier ces matériaux naturels pour leurs réponses électrochimiques ou électriques, donc pour des batteries par exemple. Dans le cas où on étudie la réponse électrique, c'est pour explorer s'il y a des propriétés semi-conductrices », a indiqué Clara Santato.

L’amélioration de l’impact environnemental des processus miniers urbains ainsi que la conception de supercondensateurs à partir de piles au lithium usagées font également partie des projets de la Chaire.

Selon un communiqué publié par Polytechnique Montréal, la Chaire « cible tous les maillons de la chaîne du cycle de vie des dispositifs électroniques, adoptant une approche holistique qui intègre à la fois la science, l’innovation technologique, l’innovation sociale et l’éducation afin de transformer la production, la consommation et la gestion des appareils électroniques en s’alignant sur les objectifs de développement durable de l’UNESCO ».

Le directeur de la recherche et de l'innovation à Polytechnique Montréal s’est dit « extrêmement fier » d’accueillir la Chaire UNESCO en électronique verte et durable. 

« Ce genre d’initiative s’inscrit entièrement dans la mission que s’est donnée Polytechnique Montréal de proposer des solutions innovantes à la société en respect de critères environnementaux, sociaux et de gouvernance », a indiqué François Bertrand.

Les humains ont généré 53,6 millions de tonnes de déchets électroniques en 2019, soit l’équivalent en poids de 350 navires de croisière, selon le Global E-waste Statistics Partnership. 

Seulement 18 % de ces déchets ont été traités dans des installations destinées au recyclage ou à la réutilisation des matériaux et la grande majorité des appareils mis au rebut finissent par contaminer l’environnement.

Stéphane Blais, La Presse Canadienne

commentairesCommentaires

0

Pour partager votre opinion vous devez être connecté.

RECOMMANDÉS POUR VOUS


17 mai 2024

La majorité des Canadiens appuient l'avortement, selon un sondage

Huit Canadiens sur dix – dont près de neuf Québécois sur dix – soutiennent le droit des femmes à l'avortement et deux sur trois ne veulent pas que la disposition de dérogation soit utilisée pour restreindre l'accès à ce service, selon un nouveau sondage. Le sondage de la firme Léger suggère également que le soutien à l'idée qu'une province ...

17 mai 2024

Québec veut déployer une «équipe volante publique» pour les besoins criants en santé

Le gouvernement du Québec dit vouloir déployer prochainement une «équipe volante publique» de professionnels de la santé pour faire face aux besoins critiques dans certaines régions, une approche qui s'inscrit dans la volonté de contrer l'utilisation des agences. L'équipe serait déployée d'abord en Abitibi-Témiscamingue et sur la Côte-Nord, où de ...

16 mai 2024

SCHL: le Canada devrait pouvoir construire au moins 130 000 logements de plus

Avec les ressources dont il dispose, le Canada devrait pouvoir construire de 130 000 à 225 000 logements de plus chaque année, soutient la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL). Mathieu Laberge, premier vice-président, Économie et perspectives de l'habitation, à la Société canadienne d'hypothèques et de logement, affirme que le ...