Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Service canadien de jumelage des résidents (CaRMS)

La FMOQ s'inquiète des postes vacants en résidence de médecine familiale

La FMOQ s'inquiète des postes vacants en résidence de médecine familiale
Photo: La Presse Canadienne, 2024
durée

La popularité de la médecine familiale continue de décroître auprès des étudiants du Québec. Selon les données du Service canadien de jumelage des résidents (CaRMS), 91 postes de résidents en médecine de famille demeurent vacants à l'issue du premier tour de jumelage. 

Le CaRMS est l’organisme pancanadien qui assigne aux finissants en médecine une spécialité pour leur résidence. Les résultats de cette année montrent aussi que seulement six postes de résidents en médecine spécialisée demeurent vacants. Autrement dit, plus de 90 % de l'ensemble des postes de résidence en médecine non pourvus dans la province sont en médecine familiale. 

«Ça ne me surprend pas, mais ça m’attriste profondément. C’est une grande déception», a commenté en entrevue le président de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ), le Dr Marc-André Amyot.

Selon la FMOQ, depuis 12 ans, il y a près 600 postes de formation en médecine familiale qui n’ont pas été pourvus. «Ça, c’est 600 médecins qui ne seront pas disponibles pour donner des services aux Québécois pour les 30 prochaines années. C’est catastrophique», s'inquiète Dr Amyot. 

Il est à prévoir que des postes en résidence de médecine familiale seront pourvus au deuxième tour de jumelage. L'an passé par exemple, 26 postes ont été pourvus entre le premier et le deuxième tour, passant de 99 à 73 places vacantes. 

«Il faudra voir à la fin du deuxième tour combien il en reste de libres et là on saura si on réussit à combler les départs», a dit le Dr Amyot. Il a fait valoir que 25 % des médecins de famille au Québec ont plus de 60 ans et que chaque année il y a de plus en plus de départs. 

Il s'inquiète de voir que le réseau public a perdu une quarantaine de médecins de famille depuis un an, ce qui s'ajoute à la pénurie effective de plus de 1200 médecins de famille. 

«On voit actuellement les difficultés d’accès (à un médecin de famille) et tout cela est le reflet d’une pénurie sévère de médecins de famille. Et si on ne corrige pas la situation, la pénurie ne s’améliorera pas, elle va se détériorer», alerte le président de la FMOQ. 

Selon lui, il faut en priorité corriger les écarts de rémunération entre les médecins de famille et les autres spécialistes. Il estime aussi que le gouvernement provincial doit éliminerles mesures législatives qu'il juge coercitives et s'attaquer davantage à la lourdeur administrative et à la surcharge de travail. 

Le contenu en santé de La Presse Canadienne obtient du financement grâce à un partenariat avec l’Association médicale canadienne. La Presse Canadienne est l’unique responsable des choix éditoriaux.

Katrine Desautels, La Presse Canadienne

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Nouvelles: les médias sociaux dépassent la télévision pour la première fois
Publié à 11h00

Nouvelles: les médias sociaux dépassent la télévision pour la première fois

Pour la première fois depuis que l’Institut Reuters analyse la consommation d’information – soit depuis 2012 à l’international et depuis 2016 au Canada – les médias sociaux sont passés devant la télévision comme source d’information sur l’actualité utilisée par le plus grand nombre de répondants. Cette arrivée des médias ...

Santé Québec renomme ses établissements
Publié hier à 16h30

Santé Québec renomme ses établissements

Dans le but de simplifier le paysage du réseau de Santé Québec, tous les établissements de la province adoptent désormais un nom harmonisé, plus cohérent et facile à reconnaître. Afin de simplifier la compréhension du réseau de la santé et des services sociaux pour la population, Santé Québec procède officiellement au changement ...

Les Canadiens éprouvent des émotions partagées dix ans après la loi sur l'AMM
Publié hier à 14h00

Les Canadiens éprouvent des émotions partagées dix ans après la loi sur l'AMM

Pour certains, le dixième anniversaire de la Loi canadienne sur l’aide médicale à mourir peut évoquer le souvenir paisible des derniers instants de leur proche. D'autres, qui souhaiteraient mourir, mais qui ne sont pas admissibles à l'aide médicale à mourir (AMM) parce que leur seule affection est une maladie mentale, peuvent trouver que ...