Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Dans les régions de Montréal et de Québec

Les mini-hôpitaux axés sur les besoins des aînés pour désengorger les urgences

durée 18h00
17 avril 2024
ici

commentaires

ici

likes

imprimante
email
Par La Presse Canadienne

À mi-chemin entre un groupe de médecine de famille (GMF) et un hôpital, le gouvernement du Québec a clarifié mercredi son modèle de mini-hôpitaux privés qui se concentrera sur les besoins des aînés. 

Deux mini-hôpitaux, qui ressembleront à des cliniques spécialisées en gériatrie, verront le jour dans les régions de Montréal et de Québec. 

Le cabinet du ministre de la Santé, Christian Dubé, a confirmé mercredi qu’un budget de 35 millions $ issu de fonds publics sera alloué annuellement pour chaque mini-hôpital. Tous les soins et services seront gratuits pour les patients, ceux-ci seront couverts par la Régie de l'assurance maladie du Québec.

Ces établissements que la Coalition avenir Québec (CAQ) espère livrer en 2025 posséderont une salle d'urgence, mais pas de bloc opératoire. Ils seront équipés pour répondre aux besoins qui touchent le plus souvent les aînés, mais des personnes de tout âge pourraient y être dirigées advenant que le mini-hôpital soit le meilleur endroit pour les besoins de la personne. 

Les mini-hôpitaux seront ouverts 24h/7, mais les nouveaux patients seront admis de 7 h à 22 h.

Les équipes disposeront des tests diagnostiques sur place et elles auront la possibilité de garder des patients en observation pour de courts séjours. 

Les patients admis dans les mini-hôpitaux auront préalablement été recommandés par un professionnel de la santé d'un autre établissement de santé. Cela pourrait être un référencement via le Guichet d'accès à la première ligne, le 811, le 911 ou des ambulanciers. L'objectif du gouvernement est de désengorger les hôpitaux des cas moins urgents, plus spécifiquement les P4 et P5 comme on les appelle dans le jargon médical. 

Le cabinet du ministre de la Santé a dit être au fait de situations où des personnes âgées qui se présentent aux urgences peuvent y passer plusieurs heures lorsqu'elles sont triées au bas de l'échelle des priorités, alors qu'on sait que ce n'est souvent pas un milieu approprié pour les aînés, voire même un milieu hostile. Le concept des mini-hôpitaux a pour but de pallier ce genre de situations. 

Ces établissements seront par ailleurs dotés d'accès pour les ambulances et le transport adapté. 

Le gouvernement pourrait répéter le projet de mini-hôpitaux ailleurs au Québec. 

«Nous avons toujours dit que le réseau privé devait être complémentaire au réseau public, et c'est en unissant nos forces comme nous le faisons aujourd'hui que les Québécoises et les Québécois auront un meilleur accès à leur réseau de santé», a déclaré dans un communiqué le ministre Dubé. 

Tous les acteurs du milieu de la santé n'accueillent pas à bras ouverts le concept de mini-hôpitaux présenté mercredi. La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) s'est montrée mécontente sur le réseau social X. «Voici que la CAQ veut réserver ses futurs hôpitaux privés aux aîné-es. Décidément, le ministre Dubé ne comprend pas. Il faut investir dans le public. Les études démontrent que le privé n’est pas bon pour la santé», écrit la fédération. 

L'Institut économique de Montréal (IEDM) a souligné sur X que même si 73 % des Québécois appuient le concept de mini-hôpitaux, «la CAQ recule sur son projet et le dénature en créant plutôt de gros GMFs et urgences mineures pour aînés. En visitant les urgences du Québec, la CAQ se rendrait compte que l'attente aux urgences affecte toutes les tranches d'âge.»

Le contenu en santé de La Presse Canadienne obtient du financement grâce à un partenariat avec l’Association médicale canadienne. La Presse Canadienne est l’unique responsable des choix éditoriaux.

Katrine Desautels, La Presse Canadienne

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié hier à 12h00

Les patients de quartiers défavorisés ont plus de risques de décès postchirurgie

Les patients issus des quartiers défavorisés ont plus de risque de mourir 30 jours après une chirurgie planifiée non urgente que ceux issus des quartiers les plus riches, indique une étude de cohorte portant sur plus d'un million de patients en Ontario. L'échantillon portait sur des patients ontariens ayant subi une intervention chirurgicale ...

Publié hier à 9h00

Banques alimentaires: l’achalandage pourrait bondir de 26 % en trois ans

L’achalandage des banques alimentaires ne cesse de fracasser de nouveaux records annuels depuis la pandémie. La situation risque de s’aggraver au cours des prochaines années, selon une analyse de la firme Aviseo. Le nombre de demandes d’aide pourrait grimper de 25,8 % en trois ans, selon les estimations de la firme qui a fait cette projection à ...

Publié le 16 janvier 2026

Financement sur deux ans pour ligne fédérale d'aide en cas de crise de suicide

Le gouvernement fédéral financera la ligne nationale d'aide en cas de crises de suicide pour deux années supplémentaires. Les personnes de l'ensemble du pays peuvent appeler ou envoyer un message texte au 9-8-8 si elles vivent une crise suicidaire ou si elles s'inquiètent pour un proche. La ligne d'aide a été lancée en novembre 2023 et, selon ...