Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Trésor scientifique

La plus vieille roche retrouvée sur Terre est exposée au parc Safari

durée 12h36
23 juillet 2024
ici

commentaires

ici

likes

imprimante
Par La Presse Canadienne

La plus vieille roche sur terre est québécoise et trône dans l'exposition géologique permanente au Pavilion Découverte du parc Safari.

Prélevée sur la ceinture de roches vertes de Nuvvuagittuq, au bord de la baie d'Hudson, la pierre a 4,285 milliards d'années. La formation de la Terre est estimée à 4,54 milliards d'années et à 4,4 pour sa première couche durcie.

La ceinture de roches vertes est une formation géologique primaire visible en surface. Elle a subi «très peu de déformation et est intacte» malgré ses millénaires d'existence, souligne Simon Sédillot, commissaire de l'exposition du parc.

Un effleurement de celle-ci a permis de recueillir de nombreux échantillons. M. Sédillot affirme que le morceau qu'il présente au pavillon est «celui de référence qui est présenté dans la plupart des revues scientifiques».

D'apparence banale, assez foncée, la roche est composée principalement d'un mélange de carbone et de quartz, «des éléments de base de la croûte terrestre».

On arrive à la dater grâce à la radiométrie, un processus qui se base sur la dégradation d'éléments radioactifs, notamment dans le zircon, à travers le temps.

«Ce qui est intéressant, c’est de voir que non seulement [la roche] conserve sa propre histoire, mais aussi celle du développement de la vie», s'émerveille M. Sédillot.

Alors qu'à ses commencements notre planète avait environ 50 minéraux différents, elle en accueille aujourd'hui autour de 5000.

Une des causes: la vie biologique. L'oxydation, par exemple, n'est arrivée qu'après la photosynthèse, affirme le géologue. De ce fait, la rouille et les autres métaux oxydés sont le résultat d'une évolution de la vie terrestre.

D'un autre côté, «tout ce qui s'est développé sur la Terre, c'est après la roche. Sans minéraux, il n'y aurait pas d'animaux, c'est un constituant essentiel à toute sorte de vie», rappelle-t-il.

La géologie du Québec, «trésor scientifique»

Au mont Saint-Hilaire seulement, on retrouve plus de 440 minéraux différents, soit près de 7 % de toutes les espèces répertoriées dans le monde, note un communiqué du Musée canadien de la nature paru en avril dernier. Parmi celles-ci, 71 y ont été identifiés pour la première fois, précise le site web de la montagne.

Il s'agit du troisième site en importance au monde, souligne M. Sédillot; «le sous-sol québécois est un véritable coffre au trésor scientifique».

Le passionné de géologie rappelle aussi que les sites d'Anticosti et du parc national de Miguasha sont tous deux inscrits au patrimoine de l'UNESCO pour leur importante quantité de fossiles.

Chaque année, près de 50 000 personnes visitent l'exposition géologique du parc Safari. En plus de la plus vieille roche terrestre, ils peuvent y découvrir plus de 600 minéraux, 200 fossiles et une collection de sables provenant des quatre coins du monde.

Alexis Drapeau-Bordage, La Presse Canadienne

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié le 17 juillet 2026

Génome Québec obtient 30 M$, mais devra réduire ses programmes de recherche

Québec annonce vendredi une enveloppe de plus de 30 millions $ pour que Génome Québec poursuive ses activités de recherche et d'innovation. C'est toutefois la moitié du montant qu'espérait l'organisme privé à but non lucratif qui finance des centaines de chercheurs. «Je veux le mentionner d'emblée, on comprend dans le contexte économique actuel ...

Publié le 17 juillet 2026

La Légion royale canadienne célèbre son 100e anniversaire

La Légion royale canadienne célèbre à la fois son 100e anniversaire et ce qu'elle qualifie d'afflux de nouveaux adhérents. La gouverneure générale, Louise Arbour, participera vendredi matin à une cérémonie commémorative au Mémorial national de guerre à Ottawa pour marquer cet anniversaire. Elle prononcera une brève allocution et déposera une ...

Publié le 17 juillet 2026

Comment la fumée des feux de forêt peut affecter votre cerveau

Les dangers de la fumée des feux de forêt ne se limitent pas aux poumons ou au cœur, ils peuvent également affecter le cerveau. Des recherches récentes montrent que les minuscules particules issues de la fumée des feux de forêt – appelées PM2,5, ou particules fines – sont si petites qu’elles peuvent pénétrer profondément dans les poumons. Mais ...