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Après une accalmie

L'achalandage repart à la hausse dans les urgences du Québec

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31 décembre 2024
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Par La Presse Canadienne

Après une légère accalmie autour de Noël, l'achalandage repart à la hausse dans les urgences des hôpitaux québécois. Si le taux d'occupation des civières était passé sous la barre des 100 % pendant quelques jours, voilà qu'il est de retour à plus de 120 %.

Pour l'ensemble de la province, le taux d'occupation des civières s'élevait à 121 % vers 10 heures lundi, selon les données fournies sur le site Index Santé. Ce taux est en hausse depuis Noël, alors qu'il s'élevait à 87 % le 26 décembre, 99 % le 27, 103 % le 28 et 109 % le 29.

Le taux d'occupation des civières était supérieur à 100 % lundi matin en Chaudière-Appalaches, dans les Laurentides et Lanaudière, à Laval, en Mauricie et dans le Centre-du-Québec, en Montérégie, à Montréal, ainsi qu'en Outaouais.

Pour ce qui est de l'Abitibi-Témiscamingue, du Bas-Saint-Laurent, de la Capitale-Nationale, de la Côte-Nord, de l'Estrie, de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine, et du Saguenay-Lac-Saint-Jean, le taux d'occupation régional était toujours sous 100 %, même si certaines urgences dépassaient leur capacité.

Un rebond de l'occupation dans les urgences des hôpitaux après Noël est un phénomène qui est observé presque chaque année, puisque les rassemblements qui ont lieu pendant la période de Noël entraînent une augmentation de la circulation des virus, entre autres.

«Les 22, 23, 24 et 25 [décembre], les gens essaient de rester avec leur famille et [d'endurer] leur problème pendant un moment», a indiqué Audrey-Anne Turcotte Brousseau, qui est cheffe de département pour le CIUSSS de l’Estrie – CHUS, lors d'une récente entrevue avec La Presse Canadienne.

«Ce qu'on voit par la suite, c'est une recrudescence de l'achalandage avec des patients qui ont parfois retardé un petit peu avant de consulter en essayant d'étirer le tout pour ne pas avoir à passer Noël à l'hôpital. On voit ce type de patients entre Noël et le jour de l'An», a mentionné celle qui est urgentologue à l'Hôpital Fleurimont et à l'hôpital Hôtel-Dieu.

Le taux d'occupation moyen dans les urgences de la province n'avait pas dépassé les 115 % depuis la mi-décembre. Il a même été sous les 90 % plusieurs journées dans la deuxième moitié du mois.

Au début de la période des Fêtes, le ministère de la Santé et des Services sociaux a rappelé l'importance de «protéger sa santé et celle de ses proches» en évitant de se rendre à des rassemblements si l'on présente des symptômes grippaux, comme la fièvre.

Il a rappelé que d'autres options, comme la pharmacie, le 811, ou les cliniques médicales, doivent être privilégiées pour les problèmes de santé non urgents.

«Rendez-vous dans les urgences seulement pour les situations graves, par exemple, si vous souffrez de douleurs thoraciques, de difficultés respiratoires ou avez des blessures graves», avait soutenu le ministère dans un communiqué.

La circulation des virus respiratoires, notamment le virus respiratoire syncytial (VRS), l'influenza (soit la grippe saisonnière) et la COVID-19, est en augmentation ces derniers temps, selon le ministère.

— Avec des informations de Katrine Desautels

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