Respect de services essentiels
Moyens de pression accrus des paramédics: le Tribunal donne raison aux employeurs
Par La Presse Canadienne
Les coopératives et entreprises ambulancières ont eu gain de cause; le Tribunal a ordonné aux syndicats de paramédics, qui devaient déclencher de nouveaux moyens de pression, de retirer leur mot d'ordre et de respecter la liste de services essentiels sur laquelle il s'était déjà prononcé.
Plusieurs syndicats de techniciens ambulanciers paramédicaux au Québec devaient accroître leurs moyens de pression, à compter de mardi.
Leurs membres devaient refuser d'offrir des disponibilités aux agences de placement de personnel. De plus, dans certaines régions, ils devaient refuser de faire des heures supplémentaires.
Ces nouveaux moyens de pression devaient s'ajouter à la grève illimitée, qui a été déclenchée il y a plusieurs mois. Celle-ci paraît toutefois peu, aux yeux du public, puisque la majorité des tâches des paramédics sont considérées comme des services essentiels.
Les employeurs ambulanciers avaient donc demandé au Tribunal administratif du travail d'intervenir, devant l'imminence du déclenchement de ces nouveaux moyens de pression qui, selon eux, risquaient de compromettre un service auquel le public a droit.
Et le Tribunal leur a donné raison, rappelant qu'il s'était déjà prononcé sur les services essentiels à maintenir, lors du déclenchement de la grève. Le Tribunal avait alors «considéré que tous les services habituels seraient rendus, à l’exception de ceux expressément exclus. Les deux nouveaux moyens de pression prévus dans le mot d’ordre syndical ne font pas partie des services nommément exclus», conclut-il.
Lia Lévesque, La Presse Canadienne
