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Un Hilairemontais passionné de hockey

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27 décembre 2011
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Par Fadwa Lapierre

L'Hilairemontais Mathieu Brisebois joue au hockey depuis son plus jeune âge. Après beaucoup d'efforts et de sacrifices, il est parvenu à atteindre la Ligue junior majeur du Québec (LHJMQ). Le défenseur, qui porte actuellement le chandail des Huskies de Rouyn-Noranda, ne compte pas s'arrêter là !

Après avoir joué dans le midget AAA, à Saint-Hyacinthe et Sherbrooke, Mathieu Brisebois a fait le saut dans la LHJMQ et s'est expatrié dans le Maine, aux États-Unis, pour joindre la défunte formation des Maineiacs de Lewiston. Par la suite, il s'est installé à Rouyn-Noranda.

Tous ces changements ont eu lieu en moins de deux ans. Chaque fois, il a dû changer d'école, recommencer son intégration sociale, connaître une nouvelle famille d'accueil et faire ses preuves devant de nouveaux coéquipiers.

« Mon but premier est de jouer dans la LHJMQ, peu importe la distance et les changements, explique Mathieu Brisebois. Ça ne me dérange pas de m'éloigner si c'est bénéfique pour ma carrière de hockey. »

Cet exode comporte tout de même des avantages. Par exemple, le hockeyeur est désormais bilingue. « Grâce à cette expérience américaine, je parle l'anglais couramment. Notre entraîneur pouvait nous parler français, mais je tenais à apprendre. »

Stable depuis un an et demi avec les Huskies, l'athlète a pu progresser. Il a notamment amélioré sa rapidité, son lancer et son jeu défensif. À ce jour, il arrive d'ailleurs au deuxième rang chez les défenseurs du circuit en termes de points.

Un horaire chargé

Les porte-couleurs des Huskies s'entraînent quatre fois par semaine, sans compter les deux matchs hebdomadaires. Les dirigeants organisent de plus trois séances d'entraînement hors glace obligatoires.

Rouyn-Noranda fait de plus partie des équipes de la ligue ayant à faire le plus de déplacements, une contrainte importante compte tenu de cet horaire chargé.

Les hockeyeurs doivent en outre trouver du temps pour réussir leurs études collégiales. Même leurs cours d'éducation physique !

« Au début, il y a une période d'adaptation, indique Mathieu Brisebois. Les entraîneurs sont là pour nous appuyer. On a un tuteur et des cours de rattrapage. On est bien entouré. »

Les saisons dans LHJMQ sont très intensives. Pour suivre le rythme, les joueurs des Huskies se soumettent à un couvre-feu fixé à 22 h 30 tous les soirs.

Pour un jeune de 19 ans, ces règles pourraient paraître sévères. L'Hilairemontais voit les choses différemment. « On s'habitue vite. Ça ne me dérange pas. C'est pour le bien de l'équipe. Il faut être en forme toute la saison. »

Le défenseur visite sa famille et ses amis durant le temps des Fêtes et les vacances d'été. Cet éloignement n'est pas toujours facile. « Quand les choses vont mal, on a tous une période de réflexion. Nous n'avons pas nos proches à nos côtés. On se demande si on est à la bonne place. Je me suis déjà demandé si j'étais mieux de revenir à la maison pour retrouver une vie normale, mais j'aime trop le hockey pour ça ! »

Mathieu Brisebois espère être invité à prendre part à un camp d'entraînement professionnel. Après la LHJMQ, il souhaite se joindre à une université liée à une équipe de hockey, histoire de continuer de faire ce qui le passionne le plus, mais à un niveau supérieur.

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