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Annabelle Frappier : comme un poisson dans l'eau

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2 janvier 2013
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Par Fadwa Lapierre

L'Hilairemontaise Annabelle Frappier fait partie de la très sélecte équipe canadienne de nage synchronisée. L’athlète de 19 ans est arrivée quatrième au Trophée mondial qui était disputé à Tultitlan, au Mexique, en décembre dernier.

« Ça s’est très bien passé, nous avons bien réussi. Nous visions le podium, mais c’est une compétition spectacle où seul l’aspect artistique compte, donc c’est plus subjectif », explique la nageuse.

Cette dernière est devenue amoureuse de la nage synchronisée à l’âge de 7 ans, alors qu’il n’y avait plus de place dans le cours régulier de natation. De fil en aiguille, elle a progressé jusqu'à se tailler un poste au sein de l’équipe nationale, il y a trois ans. Un statut précaire qu’elle veut conserver.

« Nous sommes privilégiées de représenter notre pays. On ne peut pas se permettre de se relâcher comme athlète. Il faut se démarquer pour garder notre place. »

Chaque année, les 24 membres de l’équipe nationale doivent se requalifier en présentant une routine individuelle aux entraîneurs. « Ce sport est jugé sur les apparences, même notre comportement hors de l’eau est observé. Il y a beaucoup de pression, mais je carbure à ça. Toutes les filles doivent suivre leur rôle pour le bien de l’équipe. C’est notre un défi et on est fière quand ça fonctionne », mentionne Annabelle Frappier.

Un entraînement exigeant

La jeune femme est soumise à un programme d’entraînement intensif. Durant 40 heures, six jours par semaine, elle exerce ses routines dans l’eau en plus de développer sa flexibilité, son cardio-vasculaire et sa musculation.

La nageuse pratique également le ballet, la boxe et le Pilates pour transférer les acquis de ces disciplines dans la piscine. Malgré son horaire chargé, elle poursuit ses études collégiales en Sciences humaines.

« Les préjugés envers la nage synchronisée sont difficiles à changer. Tant que tu n’as pas essayé, tu ne peux pas savoir ce que c’est, dit-elle. On s’entraîne à temps plein pour donner l’impression que notre routine est facile et la faire en souriant ! »

Après un repos bien mérité, Annabelle Frappier se préparera aux Championnats mondiaux de Barcelone qui se dérouleront cet été. Elle souhaite prendre la vie au jour le jour, mais ne quitte pas son précieux objectif : les Jeux olympiques de Rio, en 2016.

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