Christine Fréchette fait la «chasse aux sources», clament les oppositions
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Par La Presse Canadienne, 2026
QUÉBEC — Les oppositions à Québec ont dénoncé une «chasse aux sources» de la part de la première ministre Christine Fréchette après le congédiement d’un fonctionnaire.
Le diffuseur public publiait jeudi matin un article où Olivier Smith-Lauzon raconte avoir perdu son emploi après avoir transmis des informations à Radio-Canada en lien avec des sommes investies dans des entreprises comme Northvolt et Nemaska Lithium.
Le sujet s’est invité à l’Assemblée nationale jeudi. «M. Olivier Smith dénonçait à l'interne les politiques d'investissement de madame Fréchette et du gouvernement caquiste. Donc, aujourd'hui, qu'est-ce qu'on peut retenir? C’est le style de leadership de madame Fréchette. C’est la chasse aux sources», a affirmé le député libéral de Nelligan, Monsef Derraji, en point de presse jeudi.
Même son de cloche du côté du Parti québécois. «Le gouvernement est à la chasse aux lanceurs d'alerte. Un lanceur d’alerte qui a alimenté la vérificatrice générale. Cette semaine a été marquée par des révélations qu'on connaissait mais qui étaient plus graves qu’on croyait en matière d'incompétence et en matière de manque de prudence dans le dossier Northvolt», a soutenu le chef péquiste Paul St-Pierre Plamondon.
Dans un rapport accablant déposé mercredi, la vérificatrice générale du Québec (VGQ), Christine Roy, a critiqué les investissements du gouvernement caquiste dans la filière batterie, affirmant qu’ils étaient «peu planifiés». Elle ajoute que des «risques importants» n’ont pas été «suffisamment considérés».
«Le rapport de la VGQ d'hier est terrible pour le gouvernement. Un gaspillage éhonté de l'argent public dans une filière batterie avec un travail bâclé. (...) Alors, salutations aux lanceurs d'alerte. On les remercie», a soutenu le solidaire Alexandre Leduc.
UPAC
L’article de Radio-Canada fait également mention d’une enquête de l’Unité permanente anticorruption (UPAC) en lien avec la fuite d’un document envoyé Parti libéral du Québec. On précise que ce n’est pas Olivier Smith-Lauzon qui est à l’origine de ce coulage.
Le 10 décembre 2025, Monsef Derraji exhibe ce document lors d’un point de presse diffusé en ligne. Or, cette vidéo a ensuite été retirée du site de l'Assemblée nationale à la demande du gouvernement.
«Le député de Nelligan a rendu publiques en décembre des informations sensibles qui mettaient à risque plusieurs entreprises. Des informations qui créaient une situation très délicate et problématique avec plusieurs entreprises face à leurs compétiteurs. Et ça pouvait même conduire à des délits d'initiés, parce que certaines de ces entreprises sont inscrites en bourse», a expliqué la première ministre Christine Fréchette en période de questions.
Elle a ajouté que le sous-ministre à l’Économie a contacté l’UPAC «considérant que ces données sensibles avaient été rendues publiques».
Le gouvernement a été bombardé de questions sur le sujet par les oppositions au Salon rouge jeudi.
Thomas Laberge, La Presse Canadienne