Des excuses demandées à Carney pour ses propos sur une manifestante autochtone

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Par La Presse Canadienne, 2026
OTTAWA — Deux chefs de Premières Nations demandent au premier ministre Mark Carney de présenter ses excuses pour avoir déclaré qu’il pourrait tenir plus longtemps qu’une femme des Premières Nations qui manifestait contre l’empoisonnement au mercure dans sa communauté.
Chrissy Isaacs, une femme de Grassy Narrows souffrant d'un empoisonnement au mercure, se trouvait lundi à Toronto pour exiger une indemnisation du gouvernement provincial pour la contamination au mercure de sa communauté.
L'usine de papier de Dryden a rejeté des milliers de kilogrammes de mercure dans le réseau fluvial de la communauté entre les années 1960 et 1970, et les membres de la communauté en subissent encore les conséquences aujourd'hui.
M. Carney a laissé entendre que sa patience durerait plus longtemps que les protestations de Mme Isaacs, après que celle-ci et d'autres manifestants ont scandé des slogans et crié lors d'une conférence de presse lundi avec le premier ministre de l'Ontario, Doug Ford, sur le financement de la construction résidentielle.
Les chefs des Premières Nations de Grassy Narrows et de Wabaseemoong exigent que M. Carney présente des excuses pour ses propos, affirmant qu'ils sont «dégoûtés» par ces derniers et qu'il a agi de manière non professionnelle.
Le cabinet du premier ministre a indiqué dans un communiqué que M. Carney n'avait pas pu entendre ce que disaient les manifestants et que des membres de son équipe s'étaient entretenus avec eux pour écouter leurs préoccupations.
Alessia Passafiume, La Presse Canadienne