Des Ukrainiens sont surqualifiés pour les emplois qu'ils trouvent au Canada
Des réfugiés ukrainiens peuvent être surqualifiés pour les emplois qu'ils occupent au Canada.
Des experts soutiennent que les nouveaux arrivants ont de la difficulté à se trouver des emplois intéressants parce qu'ils manque d'expérience sur le marché du travail canadien ou parce qu'ils ont obtenu leur diplôme à l'étranger.
Viacheslav Samsonenko en est un bon exemple. Cet ingénieur doit se contenter d'occuper un emploi d'estimateur pour une entreprise de construction de la Colombie-Britannique.
Les Ukrainiens ne sont pas les seuls à être confrontés à ce problème. Un rapport publié cette semaine par la Banque Royale du Canada indiquait que même si les immigrants au Canada étaient plus instruits et plus jeunes que la main-d’œuvre locale, ils étaient «beaucoup plus susceptibles» d’occuper des emplois moins exigeants en termes de formation.
Pour Darrel Pinto, directeur à l'emploi de l'organisme à but non lucratif Jumpstart Refugee Talent, le marché du travail canadien semble souvent fermé aux nouveaux venus à cause des obstacles qu'ils doivent affronter. Parmi ceux-ci, la maîtrise d'une des langues officielles, le manque d'expérience au Canada et la difficulté de faire reconnaître un diplôme obtenu à l'étranger.
Patrick McKenzie, le pdg du Conseil de l'emploi des immigrés de la Colombie-Britannique, dit constater que l'apport des réfugiés ukrainiens est fort apprécié des employeurs. Il espère que les entreprises feront un même effort pour embaucher des immigrants venant de d'autres pays.
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Cet article a été produit avec le soutien financier des Bourses Meta et La Presse Canadienne pour les nouvelles.
Ritika Dubey, La Presse Canadienne

