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DSN: des enjeux persistent pour l'équipe médicale, mais «on est en train de réussir»

durée 08h20
17 juin 2026
La Presse Canadienne, 2026
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Temps de lecture   :  

3 minutes

Par La Presse Canadienne, 2026

Malgré des enjeux qui demeurent à régler dans l'implantation du Dossier santé numérique (DSN), le projet de transformation numérique dans le réseau de la santé est sur la bonne voie, estime le Dr Christian Carrier, hémato-oncologue et chef des services d'hématologie et d'oncologie médicale à Santé Québec Mauricie-et-Centre-du-Québec – Universitaire (anciennement CIUSSS).

Plus de 26 000 utilisateurs se sont connectés au DSN sur un total de 30 000 utilisateurs, a-t-on appris mercredi lors d'une conférence de presse virtuelle de Santé Québec pour présenter le bilan du DSN, un mois après son lancement dans les établissements de la Mauricie-Centre-du-Québec et du Nord-de-l’Île-de-Montréal.

«On est en train de réussir et ça va être bénéfique à moyen terme, ce projet, pour nos régions, puis je l'espère pour toute la province», a commenté lors de la conférence le Dr Carrier.

La vice-présidente aux technologies de l'information chez Santé Québec, Erika Bially, a fait savoir que la société d'État était en train d'établir «la stratégie d'expansion provinciale». Elle a confirmé que le DSN sera déployé dans d'autres établissements, mais Santé Québec n'a pas encore pris la décision si cela serait à la grandeur du Québec. On ne sait pas non plus si ce sera la compagnie américaine Epic Systems qui sera derrière les futures implantations du DSN. «On parle de l'expansion provinciale d'un dossier de santé numérique qui peut être Epic ou non», a-t-elle dit.

Les chiffres de Santé Québec montrent que du 9 mai au 15 juin, un peu plus de 30 000 billets informatiques ont été reçus, 85 % ont été résolus et aucun n'est en attente d'une prise en charge. Parmi les billets considérés comme prioritaires, 98 % ont été résolus. Autre fait saillant, la documentation de 687 naissances est entrée dans le DSN.

«C'est encore très demandant pour les médecins, pour l'équipe médicale, mais on est en train de réussir», a soutenu le Dr Carrier.

Il admet qu'il y a encore plusieurs points problématiques pour les médecins. «Il y a des enjeux de processus. On a parlé de la réconciliation des médicaments, [...] de la liste des consultations, comment s'assurer qu'il n'y ait pas d'oublis ou pas de délais de ce côté-là, que le triage soit plus facile. C'est en train de se travailler», indique-t-il.

Les processus d'admission et de congés sont aussi difficiles. «C'est important parce que c'est ça qui va donner de la fluidité aux processus, donner de la vitesse. Il y a des enjeux d'interaction homme-machine qu'on découvre au fil de l'eau», poursuit l'hémato-oncologue.

Il croit que les défis pour les patients qui n'ont jamais été en contact avec le DSN lors d'une visite vont demeurer «encore un bout de temps». Pour ces patients, le personnel doit entrer toutes sortes d'informations, comme le poids, la taille, les allergies, la pharmacie et tous les antécédents. «C'est sûr qu'actuellement, un patient déjà connu, mais qui arrive pour une première visite dans le DSN, ça va prendre beaucoup plus de temps», souligne le Dr Carrier.

La couverture en santé de La Presse Canadienne est soutenue par un partenariat avec l’Association médicale canadienne. La Presse Canadienne est seule responsable de ce contenu journalistique.

Katrine Desautels, La Presse Canadienne