ISQ: retard salarial de l'administration québécoise même face au privé non syndiqué
Les salariés de l'administration québécoise affichent un retard salarial par rapport au secteur privé syndiqué et même par rapport au secteur privé non-syndiqué. Les ouvriers sont les plus touchés.
C'est ce que révèle le rapport de l'Institut de la statistique du Québec, qui compare chaque année la rémunération des employés de l'administration publique à celle d'autres catégories de travailleurs.
Il en ressort que lorsqu'on tient compte du salaire seulement, les employés de l'administration québécoise sont en retard de 14,2 % par rapport au secteur privé (syndiqués et non syndiqués réunis) et en retard de 16,6 % par rapport à l'ensemble des autres salariés québécois (syndiqués et non syndiqués).
Pour ce qui est de la rémunération globale — qui tient compte des salaires, des avantages sociaux, des congés et de la semaine normale de travail — la situation est plus nuancée. Ils sont alors à parité avec le privé (syndiqués et non-syndiqués réunis) et en retard de 7,4 % face aux autres salariés québécois (syndiqués et non-syndiqués réunis).
Ce sont les ouvriers qui sont les plus touchés par ces retards. Par rapport à leurs pairs du secteur privé, ils accusent un retard de 36,8 % pour ce qui est du salaire et un retard de 25,7 % pour ce qui est de la rémunération globale.
Lia Lévesque, La Presse Canadienne

