Le Dossier santé numérique est déployé dans un CIUSSS à Montréal et en Mauricie

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Par La Presse Canadienne, 2026
MONTRÉAL — Le Dossier santé numérique (DSN), critiqué dans les dernières semaines pour des failles de sécurité et des problèmes techniques, a finalement été lancé tôt samedi dans le CIUSSS du Nord-de-l'Île-de-Montréal et le CIUSSS de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec.
La ministre de la Santé, Sonia Bélanger, a écrit dans un message publié sur les réseaux sociaux à 4 h samedi matin, heure à laquelle le DSN a été déployé, qu'elle sait que «les prochaines semaines demanderont beaucoup d’adaptation».
«Il y aura des ajustements. Des défis. Possiblement des bogues et des accros. C’est la réalité de tout grand changement dans un réseau aussi vaste et complexe que le nôtre. Mais c’est la bonne chose à faire», a-t-elle affirmé.
Le déploiement de ce projet pilote dans les deux CIUSSS «vitrine» doit coûter 400 millions $. À ce jour, selon le «Tableau de bord des projets en ressources informationnelles du gouvernement du Québec», 329 millions $ des 400 millions $ prévus ont été dépensés.
Santé Québec a rapporté que 3200 «superutilisateurs» accompagnent les professionnels de la santé dans ce projet pilote. Une mise à jour opérationnelle concernant le déroulement devrait être effectuée par Santé Québec samedi après-midi.
Le projet pilote dans les deux CIUSSS a été critiqué de toutes parts au cours des dernières semaines, autant par l'opposition que par des professionnels des soins.
À terme, le DSN sera étendu à l'ensemble du réseau de la santé. Le projet de numérisation devrait coûter entre 1,5 et 3 milliards $ et vise à fusionner pas moins de 400 systèmes informatiques différents.
Santé Québec a indiqué dans un communiqué vendredi qu'à l'issue du déploiement du DSN, des coûts d'exploitation du nouveau système de 100 millions $ par année sont à prévoir. L'agence assure toutefois que cette solution informatique lui permettra d'économiser à terme 120 millions $ au minimum par an.
Le «Tableau de bord» décrit le DSN comme «une rupture majeure avec les systèmes traditionnels».
Le système «remplace les fax, les formulaires papier et les numérisations manuelles par une plateforme numérique intelligente, fluide et interopérable».
C'est un outil de travail quotidien qui «permet aux cliniciens de recevoir des alertes en temps réel, d’éviter les examens en double, de mieux coordonner les soins et d’améliorer la sécurité des patients. Il transforme les pratiques cliniques, de soutien et administratives, tout en renforçant l’autonomie des citoyens».
Les gestionnaires auront également «accès à de l'information du DSN, en temps réel, leur permettant de suivre les opérations et de soutenir efficacement les équipes».
- Avec des informations de Patrice Bergeron, La Presse Canadienne
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