Les célébrations de la Fête nationale prévues à Côte-des-Neiges ont été annulées

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Par La Presse Canadienne, 2026
MONTRÉAL — Les célébrations de la Fête nationale dans le quartier Côte-des-Neiges, à Montréal, ont été annulées, alors que la communauté reste sous le choc après la fusillade qui a fait trois morts lundi.
Sur les réseaux sociaux, la Société de développement commercial Côte-des-Neiges a expliqué que la décision d'annuler les festivités prévues mercredi a été prise «afin de respecter sa communauté et de ne pas engendrer de rassemblement».
«Nos pensées accompagnent les victimes, leurs proches, ainsi que l'ensemble des personnes touchées par ce drame qui a bouleversé notre quartier», a écrit la Société de développement commercial, parlant d'une décision «difficile».
La fusillade de lundi a coûté la vie à l'agent Mohamed Lamine Benredouane, au passant Michel Mizrahi et au tireur présumé, Seth Scott Hatfield. Une policière a aussi été blessée sérieusement.
Selon ce qu'ont rapporté plusieurs médias, le suspect, âgé de 25 ans et originaire de Lethbridge, en Alberta, avait rédigé un manifeste dans lequel il exprimait sa haine envers les femmes et appelait à davantage de violence.
Un corps policier de la Colombie-Britannique a d'ailleurs alerté les forces de l’ordre de toute la province quant à l’existence possible d’un manifeste anti-police lié à la fusillade.
L'enquête criminelle est désormais entre les mains de la Sûreté du Québec, tandis que le Bureau des enquêtes indépendantes se penche sur l'intervention des agents du Service de police de la Ville de Montréal.
Mardi, la mairesse de Montréal, Soraya Martinez Ferrada, s’est rendue dans le quartier Côte-des-Neiges. Elle a rendu hommage aux victimes et livré un plaidoyer contre les armes à feu.
«On a fait énormément de travail sur la question du port d’armes, mais il en reste encore énormément à faire», a-t-elle soutenu, ajoutant que «les armes n'ont pas leur place» à Montréal.
Elle a mentionné que les Montréalais devaient continuer à se sentir en sécurité dans leur ville, mais elle a aussi reconnu qu'il existe des inquiétudes liées aux discours en ligne.
«Nous devons nous assurer que la ville est sécuritaire, mais on doit aussi regarder les médias sociaux» où prolifèrent les recrutements idéologiques, a indiqué la mairesse.
La Presse Canadienne