Un manifeste pour une plus grande valorisation du travail invisible

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Par La Presse Canadienne, 2026
MONTRÉAL — À l'occasion de la Journée du travail invisible, le 7 avril, des groupes demandent plus qu'une tape d'encouragement dans le dos pour ces travailleurs dans l'ombre; ils revendiquent une plus grande valorisation et des mesures concrètes.
Le travail invisible, c'est d'être proche aidant d'un parent âgé, d'une personne qui vit avec un handicap, c'est aussi d'être bénévole dans un organisme communautaire, de participer à l'entreprise familiale, de faire des tâches domestiques, de suivre un stage obligatoire non rémunéré, par exemple.
C'est dans ce contexte que l'Association féministe d'éducation et d'action sociale (AFÉAS) et la Coalition nationale pour l'équité du travail invisible au Canada ont publié un manifeste, afin de faire mieux connaître leurs revendications et d'étendre des mesures qui sont intéressantes, mais limitées à une seule province, par exemple.
Ces groupes ne demandent pas de verser un salaire à ces travailleurs invisibles, mais de voir à ce que ces personnes ne soient pas pénalisées dans leur autonomie économique, parce qu'elles ont dû mettre leur carrière sur pause, par exemple, a expliqué en entrevue lundi Emma Saffar, coordonnatrice de projet.
Des mesures de soutien devraient donc être déployées pour soutenir ces travailleurs dans l'ombre; il peut s'agir de crédit d'impôt, de prestations de retraite plus généreuses, d'occasions de répit, de mesures de conciliation travail-famille dans les entreprises privées.
«La population canadienne, québécoise, est peu sensibilisée à ce sujet-là. C'est une réalité qui touche énormément de monde. En travaillant justement directement avec les populations touchées, avec les familles, en sensibilisant, c'est pour pouvoir montrer et essayer d'avoir un appel commun, une voix commune et de montrer aux gouvernements qu'il y a un réel besoin», a commenté Mme Saffar.
Lia Lévesque, La Presse Canadienne