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Une pétition réclame une cote de sécurité «Très secret» pour les chefs de parti

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8 février 2026
La Presse Canadienne, 2026
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Par La Presse Canadienne, 2026

OTTAWA — Une pétition électronique sur le site internet du Parlement demande à la Chambre des communes d'exiger que tous les chefs des partis fédéraux obtiennent et conservent une habilitation de sécurité de niveau «Très secret».

Selon les initiateurs de la pétition, il est important de garantir que les chefs soient «afin qu’ils puissent être complètement informés des dangers qui menacent la sécurité nationale du Canada [et] «prendre des mesures énergiques pour protéger la population et la démocratie canadiennes».

La pétition déplore nommément que le chef du Parti conservateur, Pierre Poilievre, refuse d'obtenir une cote de sécurité «Très secret», ce qui, selon elle, «expose le Canada à des risques évitables en matière de sécurité nationale».

M. Poilievre refuse depuis longtemps d'obtenir une cote de sécurité, arguant qu'il ne pourrait pas s'exprimer librement ou critiquer le gouvernement sur la base d'informations secrètes.

La pétition électronique aurait été lancée par un dénommé Marc Hachey, de Manotick, en Ontario. Elle a reçu l'autorisation du député libéral de Carleton, en Ontario, Bruce Fanjoy.

Le gens ont jusqu'au 7 avril pour la signer. En date de dimanche, elle avait obtenu 14 799 signatures.

«Les risques d’atteintes à la sécurité nationale du Canada augmentent dans un contexte géopolitique complexe et en mutation, et que le Service canadien du renseignement de sécurité nous avertit que les partis politiques, les élus et les candidats aux élections peuvent être la cible d’ingérence étrangère», peut-on lire dans le préambule de la pétition.

«Dans ce contexte, il est dans l’intérêt national du Canada que tous les chefs de partis politiques fédéraux détiennent une cote de sécurité de niveau « Très Secret.»

En 2024, les responsables fédéraux ont recommandé au premier ministre de l'époque, Justin Trudeau, que les chefs des principaux partis d'opposition reçoivent régulièrement des informations secrètes sur l'ingérence étrangère et des questions plus larges, notamment l'extrémisme violent et les conflits à l'étranger.

Les chefs de parti qui accepteraient cette offre devraient se soumettre à un processus d'habilitation de sécurité de niveau «Très secret».

M. Poilievre a déclaré que l'obtention de cette habilitation équivaudrait à une «ordonnance de silence», lui interdisant de parler publiquement de ce qu'il entend lors de ces réunions.

Lorsque la note a été rendue publique l'année dernière, le porte-parole du cabinet du chef de l'opposition, Sam Lilly, avait déclaré que le gouvernement avait déjà la possibilité d'informer un chef de file de toute question particulièrement pertinente pour lui et son parti.

En 2023, Jagmeet Singh, alors chef du NPD, et Elizabeth May, chef du Parti vert, ont suivi le processus d'obtention d'une habilitation de sécurité de niveau «Très secret» afin de pouvoir lire l'annexe classifiée d'un rapport d'un rapporteur spécial sur l'ingérence étrangère. Yves-François Blanchet, chef du Bloc québécois, a ensuite obtenu à son tour son habilitation de sécurité.

La Presse Canadienne