Magie, humour et émotion se côtoient au Théâtre des Hirondelles
La complicité des acteurs, que ce soit lorsqu’ils sont tous ensemble ou en duo, est notable. (Photo : Courtoisie)
Prenez une bonne dose de magie, une petite touche d’émotion et ajoutez-y un côté humoristique et vous obtiendrez la pièce de théâtre Motel des brumes. À chaque fois que je vais voir une pièce au Théâtre des Hirondelles, je suis surprise par la capacité d’innover de cette équipe et la différence entre les thèmes qui sont abordés d’une année à l’autre. Mais cette fois plus que jamais on peut assurément dire sans aucun doute que le Théâtre des Hirondelles a trouvé la recette pour renouveler le théâtre d’été.
Motel des brumes débute tranquillement avec un petit côté touchant. On apprend qu’un incendie a ravagé le motel dont Robert (Claude Prégent) et Sylvie (Pauline Martin) sont propriétaires et que leur fille Gabrielle (Marie-Soleil Dion) et son amoureux Antoine (Vincent Bolduc) y ont perdu la vie. Mais il se trouve que les deux tourtereaux reviennent en fantômes pour créer des situations comiques.
Plus la pièce avance, plus elle capte l’intérêt et plus on rit. On ne rit pas à se rouler par terre, mais au moins on ne rit pas avec des blagues vides de sens. Et quand on parle d’un côté magique, ce n’est pas peu dire, car les illusions sont très nombreuses dans la pièce. Certaines d’entre elles sont évidentes, mais d’autres surprennent. La pièce met également en vedette Martine Francke et Bernard Fortin dans les rôles de Christine et Simon, deux clients qui connaissaient Antoine.
Les acteurs maîtrisent leur personnage au quart de tour et livrent d’excellentes performances. Leurs expressions faciales sont la source de plusieurs des rires que la pièce procure. Pauline Martin est au sommet de sa forme et son jeu se démarque particulièrement. De plus, la complicité des acteurs que ce soit lorsqu’ils sont tous ensemble ou en duo, est notable.
Le jeu des acteurs combiné à la mise en scène fluide et rythmée d’André Robitaille et à l’écriture de ce dernier et de Jacques Diamant sont des raisons suffisantes pour aller voir cette pièce. Mais j’ajouterais qu’elle est surtout un bon choix si vous avez envie de voir quelque chose de très différent, car on avouera que ce n’est pas tous les jours qu’on voit de la magie et des illusions au théâtre.
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