La CAQ demande au gouvernement de renoncer à la nouvelle taxe pour financer le transport en commun
Le député de Chambly Jean-François Roberge joint sa voix à celle de sa collègue de Montarville, Nathalie Roy, et enjoint le gouvernement à renoncer à l’imposition d’une nouvelle taxe pour les automobilistes du 450.
Rappelons que dimanche dernier, la présidente du caucus des députés montérégiens de la Coalition avenir Québec (CAQ), accompagnée des porte-paroles du parti en matière de Transports et d’Affaires municipales, avait dénoncé cette nouvelle contribution au transport en commun, qui pourrait désormais être imposée contre leur gré aux millions d’automobilistes des 66 municipalités en périphérie de la région métropolitaine de Montréal.
« Depuis l’élection des libéraux, tout augmente, sauf les salaires. J’appelle Philippe Couillard et son ministre des Transports, Jacques Daoust, à retirer cette nouvelle taxe injuste de son projet de loi », avait tonné la Mme Roy.
Jean-François Roberge condamne cette taxe ajoutée à l’immatriculation et imposée dans le cadre du projet de loi 76, présentement à l’étude à l’Assemblée nationale. Destinée au financement du transport en commun, cette nouvelle contribution serait décrétée par la Communauté métropolitaine de Montréal, par simple règlement, sur l’ensemble de son territoire, qui comprend Chambly, Saint-Basile-le-Grand, Carignan, Richelieu et Saint-Mathias-sur-Richelieu.
« Il faut lutter contre les émissions de gaz à effet de serre en développant les moyens de transports collectifs, mais ce ne sont pas aux citoyens de la classe moyenne, déjà surtaxés, de payer la note », soulève le député de Chambly.
Du même souffle, M. Roberge rappelle que depuis avril 2014, le gouvernement libéral a déjà pigé 1 700 $ supplémentaires dans les poches des familles québécoises. « Avec toutes ces hausses de taxes, le gouvernement est en train d’asphyxier les familles de la Rive-Sud. Déjà, plusieurs d’entre elles seront déjà durement affectées par la modulation des frais de garderie, dont les effets se feront sentir prochainement », déplore M. Roberge.
Rappelons qu’en vertu de la modulation des frais de garderie adoptée par le gouvernement libéral, une famille ayant un revenu annuel verra sa facture grimper de plus de 800 $ cette année, et de plus de 1 000 $ l’an prochain.
Le député de Chambly s’explique mal cet entêtement du gouvernement libéral, à un moment où l’économie québécoise périclite. « Jusqu’à 60 % du PIB du Québec est basé sur la consommation des ménages. Pour relancer l’économie, il faut remettre de l’argent dans les poches des citoyens, pas en enlever davantage », s’exclame le député, qui rappelle du même souffle la position de son parti politique de remettre 1 000 $ à chaque famille québécoise pour relancer l’économie.
Dans le cas de cette nouvelle taxe, M. Roberge critique le fait que le gouvernement tente de calquer le modèle montréalais à l’ensemble de la Montérégie. « Une taxe similaire existe déjà à Montréal, mais la réalité de la Ville est totalement différente de ce qui se vit en Montérégie, avance le député. À Montréal, le transport en commun est extrêmement développé, avec de nombreux circuits d’autobus et de métro, et accessibles à tous et convenables pour tous les horaires. Ce n’est pas le cas en Montérégie. »
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