Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Déversements dans la Rivière Richelieu et le Bassin de Chambly

Jean-François Roberge transporte la question à l’Assemblée nationale

durée 06h00
16 juin 2018
ici

commentaires

ici

likes

imprimante
email
Par Salle des nouvelles

Alors que le Flushgate à Montréal en 2015 avait soulevé l’indignation nationale, des milliers de déversements d’eaux usées se produisent à chaque année et ce, dans la plus grande indifférence libérale, ont dénoncé en chœur les députés de Chambly et de Borduas, deux circonscriptions riveraines, à l’Assemblée nationale ce jeudi.

Jean-François Roberge et Simon Jolin-Barrette réclament du gouvernement un meilleur soutien aux municipalités pour leur permettre de mettre à jour leurs infrastructures de traitement des eaux usées et ainsi remédier à la situation.

C’est le député de Chambly, Jean-François Roberge qui a ouvert la charge. « Juste en 2016, il y a eu plus de 2527 déversements d’eaux usées dans la Rivière Richelieu. On parle d’eau de nos toilettes, de l’eau qui n’est passée par aucun traitement avant d’être rejetée dans la nature. Les municipalités ont besoin d’aide pour mettre leurs usines d’épuration, pour mettre leurs infrastructures à jour pour que ça n’arrive plus. »

Devant le refus de la ministre de l’Environnement, Isabelle Melançon, de se lever pour répondre à la question de son collègue, le député de Borduas Simon Jolin-Barrette en a rajouté.

Rappelant qu’un programme fédéral-provincial, le Fonds pour l’eau potable et le traitement des eaux usées (FEPTEU), avait été mis en place pour tenter de répondre à cette problématique, M. Jolin-Barrette a  déploré que « l’an passé le programme n’avait pas assez de fonds. Plusieurs projets soumis par les municipalités de la Vallée-du-Richelieu ont été refusés, faute d’argent. Est-ce que vous trouvez-ça normal? »

Le député de Chambly a insisté sur l’urgence de la situation auprès du ministre des Affaires municipales, dont relève le programme FEPTEU. « Des dizaines de municipalités tirent leur eau potable de la Rivière Richelieu.  C’est une question environnementale, c’est une question de santé publique, et c’est une question économique, car l’industrie récréotouristique est bien implantée tout le long de la Rivière », a souligné Jean-François Roberge.

Jean-François Roberge s’explique mal qu’encore aujourd’hui, autant de déversements d’eaux usées puissent survenir dans les rivières du Québec.« Que nous soyons encore réduits à rejeter nos déchets dans nos lacs et nos rivières en 2018, à l’heure où l’eau potable se raréfie dans le monde, est tout simplement inacceptable. Comment le gouvernement libéral, qui est au pouvoir depuis pourtant  plus de quinze ans, peut-il accepter qu’encore aujourd’hui, on déverse des millions de litres d’eaux usées dans une de nos plus belles rivières, la Rivière Richelieu et le Bassin de Chambly? » de conclure le député Roberge.

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié le 7 mai 2026

Les conservateurs proposent des réformes dans le régime de congé parental

Les conservateurs fédéraux proposent trois réformes de l'assurance emploi qui, selon eux, rendraient les congés parentaux plus flexibles pour les familles d'aujourd'hui. Garnett Genuis, porte-parole conservateur en matière d'emploi, et trois autres députés conservateurs ont tenu une conférence de presse à Ottawa, jeudi, pour dévoiler leurs ...

Publié le 7 mai 2026

Plus de 42 000 violations de données ont été recensées à l'Agence de revenu du Canada

L'organisme fédéral de protection de la vie privée indique que plus de 42 000 violations de données ont été recensées à l'Agence du revenu du Canada depuis 2020, dans des cas d'accès ou de modification sans autorisation de renseignements personnels de contribuables. Dans un rapport spécial déposé au Parlement, le commissaire à la protection de la ...

Publié le 6 mai 2026

Les libéraux de Carney demeurent indécis sur l'extension de l'aide médicale à mourir

Le premier ministre Mark Carney a indiqué qu'il ne se prononcerait pas pour l'instant sur la question de savoir si les personnes souffrant uniquement d'une maladie mentale devraient pouvoir bénéficier de l'aide médicale à mourir. Un comité parlementaire composée de sénateurs et de députés examine actuellement si le pays est prêt à étendre l'aide ...